Operation Ivy  posté le dimanche 15 janvier 2006 17:27

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Le groupe Operation Ivy est originaire de la ville de Berkeley en Californie (célèbre pour avoir vu naître Green Day, Mr T Experience ou bien encore le label LookOut records). Operation Ivy s'est formé au mois de mars 1987, chacun des futurs membres à peine âgé de 20 ans avaient déjà fait leurs premières armes dans divers groupes à l'exception du batteur Dave Mello qui apprit son instrument pour l'occasion. L'origine du nom du groupe fait référence aux premiers essais nucléaires en 1940 qui portaient le nom d'Operation Ivy (Ivy signifie lierre). Le groupe était donc composé de: Jesse Michaels au chant, Lint (de son vrai nom Tim Amstrong) à la guitare, Matt McCall (Matt Freeman) à la basse et enfin à la batterie Dave Mello. Après quelques mois de répétitions, ils furent prêts à réellement jouer. Comme bon nombre de jeunes groupes, leur premier show se fit dans un garage devant une trentaine de personnes, celui de Dave Mello plus précisément. Ils enchaînèrent par la suite et chaque week-end les petits concerts. Peu de temps après leurs débuts (quelques mois seulement), le groupe fut invité par le célèbre magazine "MaximumRockNRoll" à enregistrer 2 chansons pour la compilation "Turn It Around". Premier essai studio concluant pour le groupe qui livra alors les titres "I Got No" et "Officer". L'aujourd'hui célèbre label LookOut Records fut crée fin 1987, afin parait-il de pouvoir produire le premier disque d'Operation Ivy. L'EP Hectic sortit alors début 1988, il fut pressé à à peine cent exemplaires mais permit au groupe d'accroître sa popularité, ils partirent alors en tournée en voiture aux Etats-Unis, écumant petits concerts et divers festivals. Mai 1989, Operation Ivy enregistra ce qui fut leur premier et dernier album : l'LP"Energy". Peu de temps après, le groupe alors en pleine gloire fit un dernier concert mythique à Gilman puis se sépara...

Comment expliquer la fin si brutale et soudaine d'Operation Ivy? La chanson "Journey to the End Of The East Bay" de Rancid figurant dans l'album And Out Comes The Wolves évoque avec nostalgie cette période et nous apporte quelques explications. Le groupe n'aurait semble-t-il pas supporté la soudaine popularité dont ils étaient la cible, trop jeunes et pas préparés ils préférèrent alors splitter au grand dam des fans. C'est en effet à force de nombreux concerts (185 en 2 ans d'existence) que le groupe marqua son public et lança avec lui le ska-punk californien, sans eux il est certain que bon nombre de groupes n'auraient jamais vu le jour. Car c'est bien Operation Ivy qui est à l'origine de la 3éme époque du ska, celle qui a vu naître le mélange du punk et du ska 2 tones. Pour revenir sur la fin du groupe, on dit également que la major EMI leur aurait offert un contrat juteux, mais ne sachant pas comment réagir face à cette proposition, pour rester indépendants et par respect vis à vis de la scène punk, ils préfèrent mettre un terme à cette aventure plutôt que de se compromettre.

Les anciens membres du groupe sont encore aujourd'hui dans la musique, les plus célèbres sont bien-sûr Tim Amstrong et Matt Freeman respectivement chanteur/guitariste et bassiste (occasionnellement chanteur) du groupe Rancid qu'ils formèrent ensemble en 1991. Dave Mello a joué dans le groupe Shlong et dans le groupe The Ho and Jewdriver. Tim Amstrong, Matt Freeman et Dave Mello ont également reformé Downfall en 1995, juste le temps d'un album chez LookOut. Ce qu'a fait Jesse Michaels après avoir quitté Operation Ivy et un peu plus confus: des rumeurs affirment qu'il serait devenu missionnaire américain (!) ou moine bouddhiste (!!) et qu'il bosserait maintenant pour LookOut, mais j'ai lu, et c'est déjà plus plausible, qu'il a participé au groupe Big Rig et ferait actuellement parti de Common Rider.


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Belvedere  posté le dimanche 15 janvier 2006 18:47

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Avant de devenir un des groupes les plus excitants de la scène canadienne et internationale, le combo se forme en 1995 dans la région de Calgary autour de Steve Rawles ex-livreur de pizzas aujourd'hui chanteur/guitariste. En 98, après de nombreux changements et répétitions, le groupe se stabilise pour un temps avec Steve donc, Scott Marshall, dit "Scott Solo" (surnom plus que mérité !), plus âgé que ses partenaires (il est né en 1969), ancien prof, fumeur de weed et accro au jeux vidéos et à sa Les Paul, accompagnés tous deux de Jai Walters à la batterie et de Tim Harley à la basse.

Le premier album prometteur "Because No One Stopped Us" voit le jour sur Hour Glass Records pour le Canada et 206 Records, label basé en Californie, pour les States, et se vend à plus de 3000 copies. Toujours en 1998, ils remportent le tremplin punk des jeunes talents organisé par Bad Religion et le Warped Tour, battant plus de cent autres groupes prometteurs en compétition. Cette première reconnaissance de leurs pairs leur permettra de tourner avec le cultissime combo à la croix barrée sur des dates atteignant 7000 personnes sur le Vans Warped Tour et à travers le Canada !

Le début de la gloire donc et logiquement un second album dans la foulée. Le groupe accueille alors un nouveau et énergique bassiste, Jason Sinclair, ex-membre d'un cover-groupe années 80 : The Kiss Of Death (!!!). Enregistré en juillet 99, sorti toujours sur Hour Glass Records pour le Canada (Fév. 2000) mais cette fois un deal avec Jump Start Records pour la distro états-unienne (Mai 2000), "Angels Live In My Town" est plus peaufiné et mieux produit mais toujours aussi rapide, mélodique et agressif. Il se vend à plus de 5000 exemplaires. En 2000 le groupe réalise aussi son premier clip.

Le groupe tourne alors avec des groupes prestigieux (Strung Out, Catch22, H2O, Diesel Boy, Gob, SNFU, Ten Foot Pole…) et ne cesse de s'améliorer. Avec un nouveau batteur, Chris, et à la production Endre Lukacsy connu pour son travail avec Metallica, Aerosmith et Motley Crue entre autres… ils sortent "'Twas Hell Said Former Child" conjointement sur Union 2112 (basé à Montréal et division de The Union Label Group) fin 2001, et sur Jump Start Records début 2002. Le groupe apparaît alors sur des vidéos de skate comme "Skate Canada" et dans des B.O de film comme le long métrage "Ride". Le groupe qui est l'un des tous meilleurs du genre, oscille entre skate punk, skatecore et punk mélo très travaillé et technique; novateur cet album témoigne d'une grande maturité.

Au cours des nombreuses tournées aux côtés de Bigwig, Satanic Surfers, Pulley, NUFAN, Mad Caddies, Suicide Machines, Good Riddance, River City Rebels sur tous les continents, y compris l'Europe (qui les découvre en septembre 2002), le groupe se sépare de plusieurs batteurs successifs et arrive Graham Churchill pour enregistrer, pour la première fois hors du Canada (à Washington DC), un split CD, "Hometown Advantage" (toujours sur The Union Label Group), avec leurs amis canadiens de Downway et avec à la production du très haut de gamme : Brian Baker (Bad Religion et ex-Minor Threat) et Steve Hangsen (ex-Minor Threat) derrière les platines aux célèbres Inner Ear Studios !
Début 2003, deux des cinq titres de ce split sont ajoutés au dix de "'Twas Hell Said Former Child" pour une réédition pour nous autres veinards d'européens. S'en suit une tournée au Japon avec The Vandals sur la côte Est et au Canada avant l'enregistrement fin 2003 du nouvel album et une tournée européenne (dates en France !!!) en avril/mai 2004.
Le nouveau venu s'appelle donc Fast Forward Eats The Tape, il bénéficie d'une bien meilleure distribution grâce à Golf Records en Europe et marque un nouveau tournant dans le style du groupe. Un succès assuré en cette année 2004 avec en prime des concerts monstres notamment au Groezrock Festival en Belgique.
Malheureusement, comme pour beaucoup de groupes indépendants, on apprend fin mai 2005 que la bande a décidé de metter un terme à l'aventure Belvedere. Comme souvent la raison officiel est financière mais les autres motifs restent encore obscurs. Un groupe qui aura marqué l'évolution du punk mélodique et qui en a influencé plus d'un en tout cas.
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District 7  posté le dimanche 15 janvier 2006 19:10

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« Si vous avez faim de ce vieux son ‘Epitaph’, quand le hardcore mélodique, et non ce  emo-pop, faisait la loi dans la musique underground, alors District 7 a beaucoup à vous offrir. »

Voilà ce que le groupe met en avant sur son site officiel. En effet cette phrase de Jordan de Pastepunk.com résume bien l’esprit qui anime nos 3 canadiens.

Formé par trois potes en 99, le groupe comprend donc Tom au chant et à la guitare, Scott à la basse et Adam à la batterie. Basés à London dans l’Ontario, nos trois canadiens se réclament de groupes comme Strike Anywhere, Rise Against et surtout Bigwig mais avec leurs propres éléments d’agressivité, un côté mélodique et une influence skatecore mélo marquée.
Sans concessions, le groupe est très critique sur les dérives du punk rock actuel et prône un retour à une musique rapide, sincère et énergique, « loud and up front » comme ils disent, mais ultra mélodique et qui remue !
Le groupe signe rapidement sur Lameass Recordz, un tout petit label skate punk basé à Calgary (la ville des Belvedere). La sortie du premier album Another Last Chance en juin 2002 précipite un succès fulgurant. Il fut enregistré à Bullington avec Justin Koop en septembre 2001 juste après l’enregistrement de la chanson « East River Revolution », inédite pour la compil Punk Chunks 2 de leur label Lameass (avec No Use For A Name, NoFX, Nicotine, Satanic Surfers, Thrice…).
Totalement dévoués à la scène et avec un amour du live sans bornes la bande a effectué plus de 200 concerts entre 2002 et 2003, dont un Vans Warped Tour, 3 tours du Canada et 2 tournées à travers les States, mais on les attend toujours en Europe.
Après plusieurs milliers d’exemplaires écoulés aux quatre coins du monde le groupe explique son succès par son intégrité et son honnêteté dans ses lyrics. District 7 participe notamment en juin 2003 à la compil’ Liberation, sortie sur Fat Wreck Chords au profit de la PETA (organisation vegan et de défense de la cause animale). Il apparaît aussi sur la compil des meilleurs groupes canadiens Fuckin’ Eh #2 toujours en juin 2003 avec notamment Propagandhi, Belvedere, Downway, Choke, Closet Monsters…
Tom le chanteur déclare à propos de ses textes : « Je crois profondément à ce que je chante. On est déjà bien trop souvent confrontés à des mensonges. Vous pouvez me gueuler que je ne connais rien mais je suis à 100% intègre avec ce que je dis. »
Début 2004, le groupe prépare son deuxième opus et a déjà une vingtaine de morceaux prêts. Reste à finaliser l’album et à faire le tri pour un résultat qui on l’espère, deux ans après et avec une plus grande expérience, sera aussi motivant que le premier album.
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No Comply  posté le dimanche 15 janvier 2006 19:11

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No Comply se forme fin 1998 (en Octobre), à Plymouth (Angleterre).à la suite de la rencontre de 3 élèves de l’Art College: la future chanteuse Kelly Kemp, le futur guitariste Jon Dailey et le futur bassiste Nick Wallace.

Ils débutent sans batteur, dans la chambre de Jon, par des reprises de Pennywise, Millencolin et AFI, en récupérant tablatures et paroles sur Internet. Pour eux, c’est avec le groupe qu’ils apprennent à se servir d'un instrument pour la première fois. Même pour Kelly, qui bien qu'elle sache déjà jouer de la guitare, se met à chanter. Pour trouver un batteur, ils mettent une petite annonce dans le journal local. Ils rencontrent alors Simon Marsh, plus couramment appelé "Si", qui est actuellement aux fûts. A l’époque, ils sont branchés hardcore / skate punk. Mais par je ne sais quel magie, ils se retrouvent avec une section cuivrée, et se disent "oh yeah, faisons du ska !". Avec James leur trompettiste, Oz et Tom leurs 2 trombonistes, l'équipe est au complet.

Ils enregistrent 3 démos alors purement ska punk: Never Unknown, Bring It On et Should Have Guessed. En 2001, ils enregistrent la démo Misuse Of Control dont les 3 chansons sont bien plus agressives et oppressantes que les précédentes. Le chant de Kelly, n'aura cessé de s'améliorer et de gagner en puissance. Misuse Of Control fait grand bruit sur la scène UK, et le groupe part alors sur la route avec Mu330 (d'Asian Man Records). NxC envoie des démos à plusieurs labels qui leur répondent pour les rencontrer. NxC retient tout particulièrement l'attention d'un magazine, Big Cheese Magazine, qui leur propose une interview. Suite à cela, No Comply est signé l'été 2002 sur Deck Cheese Records, le label de Big Cheese Magazine.

En Août 2002, les No Comply prennent 2 jours pour enregistrer 3 nouvelles chansons. A celles-ci s'ajoutent deux des chansons de Misuse Of Control (la démo d'avant) pour constituer leur premier Ep sur Deck Cheese intitulé "Your Life (Is Your Direction)". Les critiques font l'éloge de cet Ep dès sa sortie courant Septembre 2002, le son du groupe s'étant encore endurci. No Comply avait enfin trouvé sa véritable identité.

Le combo part ensuite en tournée au Royaume-Uni pour presque 18 mois, ce qui lui aura permis de partager l'affiche avec des tas de groupes dont les renommés Rx Bandits, Lightyear ou Capdown, et se tailler une réputation de groupe des plus incendiaires sur le circuit punk. De plus en plus de monde vient à leurs concerts. Eté 2003, NxC traverse enfin la manche pour une tournée européenne avec Nerf Herder, et ont encore beaucoup de succès. A leur retour, ils sont invités à faire un set au studio BBC's Maida Vale pour le show Radio 1’s The Lock Up, à la demande personnelle de Dj Mike Davies.

Début septembre 2003, les trompettiste et tromboniste James et Tom quittent le groupe. Le groupe cherche alors un nouveau joueur de cuivre via Internet et autres supports possibles de petites annonces. Matt Roberts, qui joue du saxophone ténor, répond à leur annonce et se révèle ensuite tout à fait à l'aise dans le groupe. Novembre 2003, la vidéo réalisée pour le titre "Your Life (Is Your Direction)" entre à la deuxième place dans les charts de Scuzz TV, derrière Funeral For A Friend. A ce moment-là et les 2 mois qui suivent, ils tournent avec leurs potes d'Howard's Alias, originaires d'une ville voisine (Southampton), les Antimaniax, les Foamers et même les Suicide Machines. Ce qui nous mène en Janvier 2004, mois pendant lequel No Comply peaufine de nouvelles chansons.

John Annon, qui a enregistré des pointures comme Five Knuckle, Adequate 7, The Filaments ou Link 80 (RIP), prend en charge l'enregistrement du premier album de No Comply le mois suivant, aux No Recording Studios (à Essex, la ville des Filaments). Ainsi, dès le 6 Février, le sextet concentre ses efforts sur 5 semaines (Février-Mars 2004) pour mettre en boîte les nouvelles chansons parmi lesquelles certaines sont à peine terminées. Les anglais débutent le 6 Avril 2004 la tournée de promotion de l'album qui s'appelle "With Windmills Turning Wrong Directions", alors qu'il n'est pas encore terminé. With Windmills…sort sur Deckcheese Records début Juin, mais n'est réellement dans les bacs que fin Juillet. Encore une fois, les critiques furent excellentes (au Royaume Uni en tous cas). Ce même été, les musiciens font l'ouverture de festivals tels que le Deconstruction à Brixton (avec Pennywise, Strike Anywhere et Anti-Flag) et apparaissent au célèbre Carling Weekend à Leeds.

Ils participent maintenant à de nombreux et festivals et concerts grande envergure, comme l'Eastpack Resistance Tour, ainsi que de prestigieuses premières parties aux côtés des Rx Bandits et de Capdown…Leur goût pour les concerts les aura menés dans de nombreux pays d'outre-Manche, comme la Belgique, la Suisse, l'Autriche, la République Tchèque, l'Allemagne ou les Pays-Bas. Croisons les doigts pour qu'ils passent par chez nous.

Aux dernières nouvelles, Nick quitte le groupe en bons termes, mais n'assure pas son remplacement, ce qui met le groupe dans une position délicate.
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New York Dolls  posté le lundi 16 janvier 2006 14:18

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Deux albums plus tard, en l’occurrence New York Dolls (1973) et Too Much Too Young (1974), New York a toujours autant la gueule de bois, traumatisée par ces drôles d’hurluberlus qui décidèrent d’en rajouter une couche après les Stooges et les MC5. Déjà que l’Amérique en avait jusque là des manifestations pacifistes contre la guerre du Vietnam, des magouilles de Nixon et de son Watergate, il fallait en plus qu’elle se coltine une bande de musiciens baraqués comme des base-baller et maquillés comme des drag queens qui faisait du punk glam bourrés comme des coings. Il faut croire que leur glam a vite fait des émules puisque ça sera au tour de Kiss de s’y mettre avec leur hard rock de pacotille quelques mois plus tard.

Dans cette bande de ouf, tu retrouves Johnny Thunders à la guitare (avant qu’il ne fasse sa célèbre formation "Johnny Thunders & The Heartbreakers" avec le bassiste de Television), David Johansen au chant, Sylvain Sylvain à la deuxième guitare (cousin du grand couturier américain Isaac Mizrahi), Jerry Nolan à la batterie et Arthur Kane à la basse. Bien sûr, ils étaient en platform boots et ne manquaient jamais l’occasion de mettre le bordel quand ils passaient à une douane ou qu’ils se faisaient contrôler par des policiers qui avaient bien du mal à distinguer les musiciens d’une bande de prostitués complètement givrées. C’est ce qu’ils cherchaient les New York Dolls : se faire repérer en mettant à mal les conventions. Mais (et c’est notable) là où les Sex Pistols tentèrent un auto-sacrifice « de l’intérieur » en emportant le fashion et les médias avec eux sans aucune conscience politique, les Dolls essayèrent de tout expulser vers l’extérieur dans un surplus de vie en nous rejetant nos concepts. Qu’est-ce qu’être une femme ? Qu’est-ce qu’être un homme ? Comment définir l’Amérique ? Où est le Bien ? Le Mal ? D’où vient la drogue ? Les Dolls c’est une espèce d’anti-concept en action. Partout où l’esprit cherche un point d’ancrage, une «étiquette » à apposer, ces musiciens balançaient la sauce à coup de riffs inaudibles et de morceaux « classés X » : « Pills », « Personnality Crisis », « Vietnamese Baby », « Frankenstein » « I’m Looking for a Kiss », autant de morceaux où le rock’n roll se mélange au glam et au punk dans une sauce barbecue à 4h du matin sur Manhattan. En 1991, Thunders nous quittera dans une overdose d’héro, Nolan le batteur sera emporté d’une pneumonie un an plus tard et Kane se convertira à la religion mormon en 1989. A côté, les Libertines c’est de la gnognotte pour bébés lapins…
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