Tagada Jones  posté le vendredi 03 novembre 2006 16:21

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Créé fin 1993 à Rennes, un petit groupe va augmenter en notoriété si bien qu'il deviendra un élément incontournable de la scène punk hexagonale, et référence en matière de punk hardcore français, voire européen. Ce groupe qui a dû trouver son nom en faisant une indigestion de fraises Tagada en regardant un épisode de Picsou sera alors baptisé : Tagada Jones. Citant à l'époque GBH, Exploited, Ramones, Bad Religion, Suicidal Tendencies, comme influences, Tagada Jones était composé d'un combo de 4 gars survitaminés, des cancres qui ont décidé de créer leur groupe au fond de la classe lors d'un cours de physique. A la base le line-up était constitué de Niko G. (au chant et à la guitare), Pascal (guitare), Pepel P. (basse), et Benoît (batterie). Arrivant pendant que la scène bretonne se cassait la gueule, les Tagada permirent de lui redonner un nouvel essor, même si la musique qu'ils faisaient à l'époque n'était pas extraordinaire. Laisse en témoigner leur premier album, un mini disque éponyme comportant 7 titres sorti en 1995... ce n'est vraiment pas un album que je vous conseillerais ! A partir de cet album, Benoît, le batteur est remplacé par "Boiboi" B..

Ils ont arrêté de vendre ce disque parce qu'il était vendu par des disquaires à plus de 100 francs (c'était des francs à l'époque), alors que les Enragés ne les vendaient qu'à 50 francs. L'année de la sortie de ce disque , Tagada Jones a réalisé quelque chose de très déterminant dans le punk français: la création d' une association ayant pour but de "structurer" le groupe, au doux nom de "Enragés Productions". Toujours est-il qu' Enragés Prod est devenu à l' heure actuelle l'un des labels fers de lance du punk français (Black Bomb A, Oberkampf...), mais aussi d'outre-atlantique (Grimskunk, Guerilla, Akuma...) et privilégient la scène locale bretonne (No Place For Soul, Contra Legem…). Cette asso a réalisé 2 compilations "Independant vol.1" et "Independant vol.2", comportant des inédits, faisant participer 27 groupes (dont leurs potes Burning Heads), toutes leurs sorties étant toujours à des prix plus qu'abordables (15 euros maximum en général). Une dernière chose à ajouter sur ce label, c'est qu' il organise des tas de concerts en France, dont notamment ceux des excellents Voodoo Glow Skulls !

Bon, revenons-en au groupe lui-même. En 1997, Pascal part fonder le groupe de psycho (berk, j'aime pas ça !) appelé Banane Métallik, et est alors remplacé par Stef. G. Tagada Jones met ensuite sur le marché un Extended Play ("Ep" pour ceux qui n'auraient pas compris), intitulé "A Grands Coups De Bombes". L'année qui suit (1998), un nouvel album "Plus De Bruit" voit le jour. L'album est nettement plus hardcore musicalement parlant et l'est aussi au niveau des textes. C'est un peu des 'anti-tout' ces mecs. Leur discours est un peu radical, faut l'avouer. A peine un an plus tard, un autre album (plus speedé et agressif) sort, il s'appelle "Virus". Aux yeux du groupe, c'est leur moins bon album, je trouve ça curieux, parce que ce n'est pas ce que je pense. Il y a eu un effort de production sur cet album pas trop mal foutu pour une petite prod, qui donnera son nom à une tournée : le "Virus Tour 1999-2000". La sortie en 2001, du troisième "vrai" album :Manipulé, a été très bien reçue par la presse spécialisée (Rock Sound, Buzz, Fanz'yo...). ". Il a été enregistré et mixé par André Gielen, qui a enregistré des références comme Mass Hysteria ou Lofofora, groupe auquel TJ est comparé sans arrêt, et je me demande bien pourquoi…Cette année aura été bénéfique pour Tagada (tsoin tsoin). L'arrivée d'un pote du groupe, Gus S., en deuxième voix - une voix difficile à apprécier car aussi grave et gutturale que celle d'un "chanteur" (si on peut dire) de métal - offre néanmoins énergie supplémentaire qui appuie le discours engagé du groupe (en plus en concert, il te laisse parler dans son maïcrophone !) ainsi qu'amène une nouvelle dimension aux voix, ce qui jusqu'alors n'était pas le fort du groupe. Gus est loin d'être si inutile que certains pourraient le prétendre. Il apporte sa touche en dynamitant les compos du groupe de multiples samples. Il apporte en concert une façon d'expliciter les paroles via divers signes et gestes. De plus, Niko a encore amélioré son songwriting. Ce qui est curieux avec ce groupe, c'est que leur musique se radicalise en même temps que les textes deviennent emprunts de poésie.

Tagada Jones est alors parti réaliser son "Manipulé Tour 2001", qui fit naître l'année suivante un album de live tiré à seulement 1000 exemplaires, comportant 3 inédits ainsi que 2 remixes de Gus (dont un qui est excellent), et des titres live évidemment. 2003 : sortie de "L' Envers Du Décor". Aussi bien accueilli que l'a été "Manipulé", toujours sans compromis, même si un brin trop radical niveau textes, cet album est considéré comme l'antidote au formatage actuel : du punk hardcore de plus en plus électronifié, des riffs toujours plus lourds, un nouveau bassiste : Seb qui remplace Pepel (ça fait nom de toutou ça !). Un an plus tard, arrive dans les bacs, un Worst Of Tagada Jones, sur lequel on peut retrouver des titres rares et inédits !

Plus de dix ans d'existence, plus de 600 concerts dans plus d'une dizaine de pays d'Europe, participation à plus de 15 compilations, prouvent que Tagada Jones n'est pas un effet de mode, ne chôme pas, et peut très bien s'exporter dans les pays non francophones. Vous auriez tort de vous priver pour l'unique raison qu'ils chantent en français. A la première écoute d'un album de ce groupe, vous trouverez certainement un côté parfois ridicule (j'en ai déjà ri), mais n'en déduisez pas que ce sont des minables, c'est juste une question d'habitude. Niko reconnaît bien que le phrasé anglais coule mieux, mais est convaincu que l'on peut faire un aussi bon résultat en français. J'ajouterais aussi qu'en plus de ne pas être l'unique groupe dans ce cas (Mass Hysteria, Lofofora...), cela leur permet de ne pas se réfugier dans un formatage musical (comme un copier/coller de groupes américains, anglais ou suédois) ainsi que de ne pas camoufler l'insipidité des paroles derrière l'obstacle de la langue. Fidèles depuis toujours à la scène "Do It Yourself" punk, Tagada Jones est un exemple d'intégrité, et qu'il faut au moins connaître pour peu que l'on s'intéresse au punk hardcore français.

En 2006, le groupe continue d'ailleurs sont évolution en délaissant un peu plus ses premières amours avec un album déroutant mais toujoursd aussi vindicatif : Le Feu Aux Poudres qui sort en mars et dont le groupe tourne même un clip pour le titre "Cargo". S'en suivra une nouvelle tournée au Québec qui exporte un peu plus la fougue des hardcoreux bretons ! Une présence scénique dont avait d'ailleurs pu témoigner le DVD L'envers Du Tour sorti en 2005, de quoi donner envie de les voir sous leur meilleur jour : le live !
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Bulldozer  posté le vendredi 03 novembre 2006 16:27

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Alors que le mouvement punk envahit tout en 1977, un groupe décidément au dessus de la moyenne commence à faire des siennes : Bulldozer. Fondé par un personnage énigmatique qui se fait appeler Gerry Zipanar, il s’agit en fait de Gérard Pisani, qui officiait précédemment au sein de la formation originale de Martin Circus !

La carrière de l’homme est ensuite assez intéressante car on le retrouve jouant du sax et de la trompette derrière Johnny Hallyday en personne !! Pour en revenir au chanteur punk, il possède un organe terrifiant qui en fait une des voix les plus fortes du punk français. Une fois un titre de Bulldozer écouté, il devient difficile de l’oublier tant le timbre de Gérard Pisani sort de l’ordinaire.

De plus, il est entouré d’un véritable groupe de frappadingues qui ont la particularité de savoir jouer de leurs instruments respectifs, chose rare à l’époque.

Alors que le punk français est plutôt du genre sérieux, les textes de Bulldozer sont des petites merveilles de cynisme particulièrement bien tournées qui ne sont pas sans rappeler ceux d’artistes comme Hubert-Félix Thiéfaine, Renaud ou Bashung.

Alors que d’autres prêchent la révolution à tous les coins de rues, Bulldozer choisit la méthode Coluche et plie son public en quatre.

Malheureusement, trop en avance sur son époque, le groupe doit se séparer après l’échec de son génial deuxième album sorti un peu dans l’indifférence par une compagnie de disques ne croyant pas vraiment dans les chances de son poulain. Les aficionados de Nulle Part Ailleurs se précipiteront sur ce disque car le guitariste, Lolita Carabine, n’est autre que Lol, qui dirige le groupe de l’émission.

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Pekatralatak  posté le vendredi 09 mars 2007 18:08

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Pekatralatak groupe français d'anarcho-punk formé en Seine-et-Marne au milieu des années 90. Le groupe s'est dissout en 2005.

Il fut constitué ses dernières années d'un chanteur, d'un guitariste, d'un bassiste et d'une boîte à rythme... Suivant les époques le groupe a connu de nombreux line up différents. Leur musique est inspirée par les Bérurier Noir, mais aussi par les Ludwig von 88 et de manière générale par toute une frange de la scène punk alternative et anarchopunk des années 1980 (Kochise, Les Cadavres, Heyoka, Verdun...). Les textes, à très forte tendance anarchiste et révolutionaire évoquaient diverses luttes comme l'anticapitalisme, la libération animale mais aussi la lutte indépendantiste basque ou l'autocritique du mouvement punk. Ils ont joué souvent avec Fœtus Party et ont enregistré un split CD live ensemble en 2004. Ils ont d'ailleurs noué au fil des années des contacts particuliers avec les groupes Urban Blight, Tekken, Zeppo, CIMTIERE LIKID, AK47... Pekatralatak fonctionna toujours sans compromis, que ce soit au sujet de la distribution, des concerts, des engagements/prises de décisions, des textes ou de la musique. Il resta libre et autonome. Leur nom PEKATRALATAK vient d'une transformation du nom P4 A L'ATTAQUE pour des raisons esthétiques... Le terme P4 étant une référence à un antimilitarisme radical. ils ont sortis une demie douzaine de cassettes demo (dont une en Croatie et une en Lithuanie sur des labels autonomes locaux), 1 split CD avec FOETUS PARTY, 2 EPs, 1 split EP avec Tekken (grind toulousain, produit par le fanzine vendetta) et un split LP avec le onemanband URBAN BLIGHT... Ces disques autoproduits ont étés réalisés avec l'aide du label Maloka. Après 4 tournées en Europe de l'Est (essentiellement en ex Yougoslavie et en Roumanie) le groupe cesse ses activités et prépare un CD posthume.

Le guitariste officie dorénavant dans le groupe Varlin.

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Mon Dragon  posté le dimanche 20 mai 2007 09:23

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Le Groupe se forme en 2004 et s'est separé il y'a peu de temps, le 17 Mars 2007

 

 

Un groupe plutôt destabilisant. Si à la lecture des textes, on peut clairement le ranger parmi les groupes anarcho punks, la musique reste unique. Les musicos passent en effet habilement du crust le plus violent et le plus assourdissant à des mélodies beaucoup plus audibles et somme toute très jolies. Le chant en Français, Anglais ou Espagnol, voire Japonais, porté par une voix féminine, y est pour beaucoup car il navigue sans complexe entre des cris qui déchirent les tympans et des passages beaucoup plus mélodiques. Quand beaucoup d’anarcho punks tombent dans l’ultra violence musicale la plus banale, Mon Dragon parvient à se démarquer.

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Foetus Party  posté le dimanche 20 mai 2007 09:32

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Trio cacophonique formé en 1994, FOETUS PARTY survit à son avortement et débute bravement sa carrière vagissante dans l’arrière-cuisine d’une vieille bicquoque perdue dans les bas-fonds tourangeaux, près du frigo où y’a d’la bière. Gang de véritables handicapés musicaux, FŒTUS PARTY décrète la réappropriation de tous les styles musicaux conjointement avec la simplification des partitions pour en accélerer la collectivisation. A la fois subversives et festives, voire vindicatives et primesautières, les paroles conspirées en commun inscrivent FŒTUS PARTY dans le grand mouvement planétaire de l’Alternative Muzikal. Maquillages et accessoires hétéroclites à l’appui, leur présence scénique débridée et volontairement maximaliste est un véritable régal pour leur public… par ailleurs quasi-inexistant. . Toujours à l’avant-garde de la technologie au service du progrès social, le FŒTUS PARTY robotise la moitié de sa Section Rythmique en mélangeant à outrance de vieilles Bwatarytm’(s) et des Samplers PlusHypeQueMoiTuMeurs qui multiplient dangeureusement les risques d’incidents techniques en meeting.Après quelques prestations à l'arrière-goût de migraine, FŒTUS PARTY décide en Février 96 de graver sur bande magnétique et pour la postérité une "Demo Tape", enfantée dans une crypte à 15m sous terre (véridique !) au studio orléanais NO MORE Prods… qui depuis n’existe plus. Par la suite et sous la pression à la base des FœtusPartisans, seront adjoints de nouveaux tracts sonores pour former la démo "Un seul parti, une seule classe ouvrière… FŒTUS PARTY" ( The Second Release ) ». Disposant à la base d’une implantation populaire groupusculaire, le FŒTUS PARTY est régulièrement rejeté de toutes les selections des divers "Tremplin-Rock" ou "Scéne Decouverte" locaux. Cependant, et bien que souvent organisateur et public de ses propres concerts, le FŒTUS PARTY est quand même parvenu à jouer avec personne, KOCHISE (Paris), un groupe de Raï, ATTENTAT SONORE (Limoges), KONSENSUS (Paris), RENE BINAME (Belgique), ZIGOMATIK ZONE (Bourges), THUMP’N’GUTS (Tours)…
A 1999...
Après 5 années d'acharnement, l'infernale troïka se sépare et enregistre son premier album posthume "On ne fait pas d'omelette sans casser de bourgeois" entièrement auto-produit et distribué confidentiellemnt à quelques désaxéEs ou collectionneurNEUSEs psycho-maniaques. EloignéEs géographiquement, les trois membres de FOETUS PARTY tentent de se consoler en s'auto-persuadant qu'ils ont au moins écrit une page majeure de l'histoire de l'Anarcho-Punk Tourangeaux de la dernière moitié des années 1990.

DE 2001 à 2003

Deux années plus tard les ex-membres de FOETUS PARTY, constatant que personne n’a consacré de hors-série à leur carrière mythique et à leur disparition tragique, décident unilatéralement d’entamer une tournée d’adieux posthumes reconductible. La mouture du groupe enfin arrivé à maturité ressemble étrangement à l’ancienne en plus chiante et minimaliste, ses membres ayant abandonné toutes fioritures visuelles ou ambitions théâtrales. La chanteuse affine son style « secrétaire de la Tchéka » pour éviter toute starification, pendant que guitare 1 et guitare 2 prennent des airs très concentrés sans trop savoir pourquoi. GriséEs par leur inexistence ils sont alors incapables de fournir la date de fin de tournée.La légende raconte qu’un certain Potage (un proche d’un groupe appelé Géronimo) aurait ressuscité le FŒTUS PARTY en lui donnant l’occasion de jouer à Paris en soutien à la Dial House. Tout cela n’est qu’une affabulation paternaliste supplémentaire de Tapage.En attendant, le groupe parasite régulièrement la célébrité des Pekatralatak en squattant leurs concerts, leurs chansons et leurs cagoules et même un disque Live. Les voilà repartiEs sur les routes dans leur petite voiture rouge, ponctuellement accueillis par des lieux plus envoûtants les uns que les autres en compagnie de groupes - tels que Kochise (mandoline-core), les P4 (cagoule-core), Bolchoï (rude-core), Collectif Bobonne (féministocore-core), A.K. (bruit-core),la Brigada (Fleury-Michon-core) les Grognasses (pétasses-core), les Nez Rouges (festif-core), Zeu Discomobile (variéto-core), La Société elle à mauvaise haleine (dentifrice-core), Miss Hélium (psylo-core), Ya Basta (squa-core), les Fées Minées (a-core-déon), Zérocratie (core),On The White Lane ( hein hein-core) et d’autres (en-core) - où ils horrifient le public avec leur morale à deux centimes d’euros.De temps en temps des maniaco-dépressiVEfs rédac’ chefs de publications indépendantes à tirages limités maquettées par des mains tremblantes leur envoient une liste de questions indiscrètes auxquelles le groupe met au minimum 6 mois à répondre.

DE 2004 à...

Toujours prêts à une crapulerie de plus, FŒTUS PARTY sort avec Maloka un deuxième album (en vynil) prétexte à refourguer une flopée de vieux morceaux moisis ainsi que deux nouvelles compos franchement indigestes. En toute logique, sa sortie en 2004 devrait coïncider avec un deuxième split à sensation et une nouvelle tournée posthume histoire de dérouter un public déjà complètement largué.Au vu des statistiques de production (2 à 3 morceaux par an), le bureau de la propagande du FŒTUS PARTY travaille sur un plan quinquennal pour un ultime troisième album. On en frémit d’avance…
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