Le punk pour les nuls par Crobard  posté le dimanche 15 janvier 2006 09:46

A comme Anarchy : parce que les fondateurs du mouvement a.k.a. Les Sex Pistols chantaient " Anarchy in the UK " mais aussi et surtout parce que le punk se veut être un individu propre et à part entière et que seule l'anarchie permet cette liberté personnelle qui n'entrave pas l'individu sous des dogmes pré-édictés par d'autres.

B comme Bombers : parce qu'il faut bien parler des grandes familles de look, parce qu'il y avait ceux qui mettaient des bombers et des docs et parce qu'il y avait ceux qui mettaient des perf' - comprendre perfecto - et des santiags parce qu'un peu comme aujourd'hui, Nike et Adidas n'ont pas les mêmes valeurs, à cette époque aussi, on s'étripait pour des conneries.
Et surtout aussi, parce qu'au-delà du look qui a survécu dans les esprits, résidait une vraie raison à tout cela, le punk se veut militant, ce militant est manifestant, ce manifestant est des plus engagés de ceux qui essuient les CRS... alors parce que le bombers ça "rippe" dans la main et que ça s'agrippe pas, alors, les chaussures coquées parce qu'on peut au moins, répondre aux coups de matraques, alors le foulard parce qu'il faut bien respirer dans les lacrymos, alors les cheveux rasés parce qu'on ne peut pas les attraper : guérilla urbaine.
Pour se la péter en société :
B comme
Bromley Contingent : sorte de "fan club" spontané des Sex Pistols dont faisaient partie - entre autres - Siouxsie, Billy Idol et même Sid Vicious au départ.
B comme Bérurier Noir : fer de lance du mouvement punk français de 80's, restés mythiques pour n'avoir jamais voulu céder : concert d'adieu GRATUIT à l'Olympia et auto-dissolution pour revenus trop importants.


crête C comme crête : parce que c'est un cliché. Strict symbole du refus d'un système, basé sur de la simple provoc :
- dresser des cheveux qui doivent se peigner et sortir des conventions
- colorer et dénaturer une partie de son corps et se la réapproprier ( pousser plus loin ça donne le piercing )
- raser son crâne comme la société a toujours choisi de marquer/punir ainsi ses propres exclus


E comme Epingle à nourrice : parce qu'ériger en symbole un objet : ultime représentation du néant, du RIEN le plus absolu ; parce que fait d'arme de Viviane Westwood, trait de génie de l'accessoirisation de la misère portée comme signe de reconnaissance.

 

fuck F comme Fuck : parce que le doigt tendu fait parti des cliches, parce qu'il est le symbole du j'en-foutisme, l'incarnation d'un No Future qui affranchit des conséquences et permet tout.

Pour se la péter en société :
F comme Fugazi : groupe punk américain initiateur de la philosophie straight-edge - mouvement très revendicatif entièrement voué à la "lutte " refusant donc l'alcool, les drogues et la bagatelle, souvent végétariens.

G comme Graffiti : parce que mouvement avant tout urbain, il convenait de s'approprier La Rue, parce que non respect des convenances et parce que Art malgré tout.
Pour se la péter en société :
G comme Gibus : Le club punk à Paris. ( bon, ça a un peu changé depuis... )
G comme Gutter punk : littéralement "punk de gouttière" adapté en français en "punk-à-chien" ou "punk-bière".

H comme Hero : parce que l'almalgame est trop facile et que vous ne pensez sans doute pas à la même chose que nous et pourtant, quelque part le punk c'est bien le méchant que tout le monde voudrait être, donc : parce que héros quand même.

I comme Irrévérencieux : parce que sans foi, ni loi, aucune entrave ne limite les libres expressions d'une pensée libre, et parce que choquer et provoquer sont des jeux trop faciles pour ne pas en abuser.

J comme Joyeux : parce que ne se reconnaître aucun avenir n'est pas nécessairement triste, parce que connaitre l'illusoire impérennité des choses ne les rend que plus fortes et parce qu'une fois pour toutes, mieux vaut en rire.

kepon K comme Kepon : parce que les clichés sont inévitables, parce que certains parlent de punk en pensant que "les vrais" sont ceux qu'ils appellent "les routards" confondant punk à chien et chardclo, parce que kepon c'est bien différent de punk.

L comme Libre ? : parce que cela serait faux, parce que la liberté reste un fantasme d'anarchiste mal-réveillé et que le punk est bien trop lucide pour s'en prétendre.

M comme Marginaux : parce que s'il reste une vérité unique entendue de tous, c'est bien celle-là.
Pour se la péter en société :
M comme Malcom Mac Laren
: producteur et commercial génial, inventeur et promoteur du concept " Sex Pistols " ou comment faire de l'argent en misant tout sur la provoc : le comble du Chaos.
M comme Mala vida : premier titre de la Mano Negra qui lança l'émergence du renouveau alternatif français aux oreilles du grand public.
M comme Métal Urbain : groupe français punk de la première heure, inventeur du concept " grosses grattes + boîte à rythme minimaliste " et reconnu au niveau international comme l'un des meilleurs groupes punk dans l'esprit du moins.

N comme NON : parce que refuser est déjà une revendication, parce que punk appartient à tout les signes de négation d'Asocial à Désinsertion.

O comme OD : dernières lettres de noblesse données à ceux qui n'ont jamais cessé de dire NON.
Pour se la péter en société :
O comme Oï : souvent associé au punk pour ses affinités évidentes avec les red, mouvement éminement prolétaire et militant ultra-gauche souvent reconnu comme violent, définissant lui-même sa propre musique comme du " punk joué par des red ". Oï : abréviation cockney de " hey you ".

P comme Prison : parce que celui qui refuse certains dogmes pré-établis n'a pas d'autres choix qu'une certaine marginalisation, parce que cette marginalisation se termine trop souvent comme au Monopoly par " ne touchez pas 20.000 francs et ne passez pas par la case départ ".
Pour se la péter en société :
P comme Pogo : parce que la légende veut que Sid Vicious - tout petit qu'il était - avait pour habitude de " sautiller " pour voir les groupes sur scène et parce qu'en anglais pogo
stick est le nom de ce jouet sur ressort pour enfant qui permet justement de " sautiller " ainsi.

Q comme Qualité ? : parce que l'important n'est pas tant de savoir mais bien d'avoir - comprendre avoir des choses à exprimer, parce que la voix de l'alternative n'a que rarement les honneurs et donc les moyens officiels.

 

rebelle R comme Réfractaire : oui vous avez bien lu, réfractaire plutôt que rebelle.

Pour se la péter en société :
R comme Rude Boy : documentaire scénarisé sur l'histoire de la scène punk dans lequel Les Clash incarnent leur propre rôle.
R comme Roxy : mythique club londonien miteux d'où tout est parti, ils y ont tous joué : Sex Pistols, Les Clash, Les Damned etc...

R comme Red : pour Red Skin, renouveau du mouvement Oï insufflé par la naissance du punk.

S comme Squatt : parce que refusant la notion de propriété de la terre, parce que militant pour un " droit au logement " pour tous, parce que d'autres alternatives n'existent pas.
Pour se la péter en société :
S comme Sex Pistols :
Le groupe mythique, constitué de Johnny Rotten - vocal -, Steve Jones - guitare -, Paul Cook - batterie -, Glen Matlock remplacé par Sid Vicious après le premier album - basse.
S comme Sid Vicious : véritable figure emblèmatique du punk, incarnation du mythe autant pour sa liaison houleuse et définitive avec Nancy Sprungen - strip-teasseuse de son état - que pour son addiction définitive elle-aussi.

T comme Taxer : parce que c'est dans le cliché : taxeur, voleur et looser et surtout parce que les gens confondent avec démerde.

U comme Usine : parce que c'est l'avenir offert au punk, parce qu'il le refuse.

violent V comme Violent : parce que c'est encore le cliché, parce que réaction au "peace and love" et simplement parce qu'enragés et désespérés.

W comme Watt : parce que énergie autant que son !
Pour se la péter en société :

W comme Westwood Viviane : fan de la première heure des Sex Pistols, styliste anglaise qui grâce à Mac Laren a pu en quelque sorte "créer le look" punk et l'a commercialisé - entre autres - via son magasin "sex"
.

X comme celui de la censure : parce que poussant trop loin la provocation, le punk est souvent frappé d'interdit voire saisie.

Y comme Yaourt : parce que ça fait tenir la crête - si, si !

Z comme Ze End : parce que vous devez déjà avoir un bon aperçu du problème.




Comme l'indique le titre c'est tiré de crobard(ben oui^^)

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Les Differents styles musicaux.  posté le lundi 30 janvier 2006 19:11


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L'Anarcho-Punk


L'Anarcho-punk (souvent connu sous le nom de Peace-punk) est un sous-mouvement du mouvement musical punk constitué de goupes au message anarchiste.

Le Crust

Le Crustcore est un style de musique qui se compose de punk classique et de hard-core « moderne ». Le mouvement est politisé (anarchie, autonomie, squats) et proche de l'Anarcho-punk.

Sur le plan musical, le style se rapproche du punk, mais la musique est plus rapide et s'approche du grindcore, avec cependant quelques passages lourds, metalliques.


L'Emocore

L’emocore , abréviation d'« emotional hardcore », également nommé emo, est un courant musical du rock.

Ce genre de rock alternatif dérivé du punk apparaît en 1984 à Washington aux États-Unis. Il est le produit de la tentative de combiner la culture hardcore (straight edge) avec de la musique plus douce, plus portée vers des sentiments « néo-romantiques », anti-machistes. Là où le hardcore possédait déjà des voix variées exprimant une gamme de sentiments allant de la rage à la haine en passant par la joie, l'emocore a aussi transformé la musique notamment dans l'utilisation de guitares plus lentes mais tout aussi lourdes. L'instrumentation est principalement dominée par des guitares aux harmonies travaillées.

Portée par des groupes comme Rites of Spring, Embrace et Hoover la première vague d'Emo s'éteint en 1992. L'Emo repart pourtant au milieu des années 1990. Le groupe Jimmy Eat World devient le porte drapeau de ce genre à partir de 1996 et leur album Static Prevails. Le groupe américain Dashboard Confessional connaît également un grand succès au début des années 2000. Depuis lors, le terme "Emo" est utilisé par les compagnies de disques un peu à tort et à travers afin de profiter du mouvement… À noter que les groupes eux-mêmes (Jimmy Eat World notamment) refusent cette étiquette "Emo" et se présentent plutôt comme des rockers indépendants…

Grunge

Le grunge (appelé aussi noise) n'est pas tant un style musical qu'une atmosphère particulière qui connut sa médiatisation à Seattle avec le groupe Nirvana, au début des années 1990 ; le grunge pourrait être qualifié de "rock énergique", tendu, avec de la distortion. Le label indépendant Sub Pop a permis de diffuser localement des groupes comme Melvins, Pearl Jam, Soundgarden, Mudhoney, Tad, Dickless, Green River, Alice in Chains, L7, Babes in Toyland ou encore Hole, bien avant que les Majors s'y interressent.

Ce mouvement s'est également développé au même moment sur la côte est des États-Unis, notamment à Boston (Massachusetts), avec notamment des groupes comme Dinosaur Jr, Sebadoh, Throwing Muses, The Lemonheads, The Breeders, Pavement, et surtout les Pixies.

Les références musicales de ces groupes sont variées : depuis le reggae (Bob Marley) en passant par le rock psychédélique (Pink Floyd, the Doors, Jimi Hendrix, Neil Young), la musique punk (Sex Pistols, Television, The Ramones, Sonic Youth), la musique Folk américaine, le heavy metal, etc.

Le mouvement grunge a en quelque sorte servi de pis-aller lorsqu'il a été rattrapé par l'industrie du disque, à une période où le marché était en baisse.

En bande dessinée, le mouvement grunge est représenté par Peter Bagge avec Haine (Cupula Éd. 1998, Barcelone).

En littérature, l'œuvre de référence sur cet esprit « slacker » est Génération X de Douglas Coupland.

Le cinéma a également dépeint la vie quotidienne et l'esprit grunge qui régnait à Seattle au début des années 1990 dans Singles de Cameron Crowe (1992).

Bien que ce soit la personnalité de Kurt Cobain qui reste dans la plupart des esprits, Andrew Wood peut être considéré comme le parrain du grunge.

Hardcore

Le hardcore est un mouvement musical et artistique né peu de temps après l'explosion du punk (fin des années 1970) et encore vivace. Les instruments de musique et les structures musicales utilisés sont les mêmes que pour la musique punk.

Vers la fin des 70's, des groupes de jeunes radicalisent la musique punk en accélérant les tempos et en raccourcissant les morceaux. Le hardcore émerge probablement en premier lieu à Washington D.C, notamment sous l'impulsion du groupe Bad Brains, jeunes rastafariens noirs mélangeant punk et métal (son plus dur et solos heavy), styles auxquels ils mélangeront le reggae un peu plus tard,et auxquels suivront une ribambelle de groupes comme Government Issue, Teen Idles, Minor Threat, Marginal Man, Artificial Peace, State of Alert, Void, ... les trois premiers étant les initiateurs originels du mouvement straight-edge. Lles Teen Idles, groupe dont Ian Mckay, futur chanteur de Minor Threat, de Embrace puis de Fugazi (entre autres), peuvent être considérés comme le 1er groupe straight-edge), mouvement qui sera par la suite une branche significative et très vivace du hardcore.

A peu près au même moment se développent des scènes hardcore à New York, où des groupes comme Agnostic Front, Murphys Law, Antidote, Cro Mags, Beastie Boys, ... seront à l'origine de ce qui sera éstampillé "newyork hardcore"(ou NHYC), ainsi qu'à Boston, où des groupes comme SSD, DYS, Gang Green, The Jerry's Kid, The F.U's, The Freeze, Negative FX, Last Rights, et plus tard Slapshot, développeront une scène hardcore importante (fortement activiste et portée sur le straight-edge). Quand à la scène californienne (essentiellement à L.A.), avec des groupes comme Black Flag, The Adolescents, Dead Kennedys, The Circle Jerks, Red Cross (plus tard Redd Kross), ... elle reste tout de même peu développée relativement à celles de la côte est.

Ces scènes là restent les principaux foyers de naissance et de développement du hardcore, bien que d'autres villes américaines ou nord-américaines aient connu quelques groupes hardcore notoires, comme Poison Idea à Portland ou DOA à Vancouver.

Il convient de noter qu'à cette époque, le hardcore n'est encore rien d'autre que du punk fait par des punks, et aussi énormément de skinheads, et que malgré son appellation spécifique et certains changements d'attitudes (naissance du straight-edge, rejet du nihilisme punk, activisme politique pour certains, discours populos et patriotes pour d'autres), les scènes hardcore restent très violentes et en partie en proie aux problèmes de gangs (on ne compte plus les anecdotes de violence des "scenesters" de l'époque, entre les Fag Bashing -chasse aux homosexuels- et les affrontements Boston/NY). A proprement parler, le hardcore n'émerge comme culture "à part entiere" qu'au milieu des 80's, ou enfin celui-ci se démarque dans son ensemble du punk, autant dans l'attitude et ses idées propres que dans son style musical et vestimentaire, tout en conservant des rapports très étroit avec ce dernier.

Aussi, quoi qu'il en soit, dès le départ le hardcore se place dans la continuité du punk et de mouvement skinhead, mélant anticonformisme, rejet de la société (ce qui se traduit dans les textes), se présentant comme le moyen d'expression privilégié d'une jeunesse populaire. Une jeunesse issue pour une bonne part des classes les plus pauvres de l'amérique de la fin des 70's/début 80's (ce qui n'est pas pourtant toujours le cas), jeunesse majoritairement blanche, mais aussi en partie noire et latino. Cependant l'anarchisme et le militantisme d'extrème gauche souvent affiliés à l'esprit DIY (Do It Yourself) dans l'imaginaire des jeunes d'aujourd'hui n'étaient pas nécessairement portés en avant par l'ensemble des groupes constituant les différentes scènes hardcore naissantes, et bien que certains s'en revendiquaient avec plus ou moins de sérieux, beaucoup avaient des discours franchement patriotes, réactionnaires voir même anti communistes, sans pour autant sombrer ni dans le fascisme ni dans le racisme.

Loin d'une vision idyllique et fantasmatique du hardcore originel, ou les kids et les bandes auraient été unis autour de valeurs positives, dépassant le punk et leurs conditions sociales souvent déplorables, pour construire un mouvement engagé ou le DIY et l'unité régneraient en maître, le hardcore apparaît bien plus tôt derechef comme un mouvement pluriel et diversement orienté. Chaque scène développe ses spécificités, qui donneront lieu à des orientations futures totalement différentes. Pendant que la violence gangrènera une partie de certaines scènes, fermant les portes des clubs aux kids, étouffant les scènes locales (notamment à NY), d'autres n'auront de cesse d'intégrer de nouveaux ingrédients musicaux à leur style, développant de nouveaux horizons musicaux qui seront à leur tour diversement intégrés. C'est ainsi que la scène bostonienne s'éloignera vers le métal et le hard rock, tandis qu'à Washington, sous l'impulsion de la constellation de groupes du label Dischord Records, le hardcore punk basique et brutal évoluera vers des styles musicaux plus mélodiques et plus travaillés, donnant naissance au hardcore mélodique (Dag Nasty entre autres)puis plus tard à l'emo-core.

Finalement, les mids 80's voient un essouflement progressif du mouvement hardcore punk né à la fin des 70's, du fait que les "scenesters" vieillissant quittent la scène (souvent trop violente), pour s'insérer socialement (ou finir en prison), ou réorientent leur musique vers des styles plus commerciaux ou plus "matures". Mais déjà une nouvelle génération pointe à l'horizon et laisse préfigurer le retour en force du hardcore et ce plus particulièrement à la fin des 80's. Un hardcore encore plus violent et radical, de plus en plus autonome musicalement relativement au punk rock va alors voir le jour (définissant les styles appellés aujourd'hui hardcore oldschool), spécialement à NY. Le straight-edge lui aussi monte en flèche après s'être éteint à Boston, retrouvant une vivacité particulière à NY, notamment sous l'impulsion de groupes comme Youth of Today, Gorilla Biscuits, Judge, ... jusqu'à devenir une déferlante dont le point culminant sera l'année 1988 (âge d'or du straight-edge américain).

New-Wave

La New wave (littéralement « nouvelle vague ») désigne un genre musical apparu à la fin des années 1970 avec l'ouverture musicale créée par le Punk-rock. Le genre évolue ensuite tout au long des années 1980 avec la disparition de nombreux groupes à l'orée des années 90.

La New wave est née du regain de créativité du rock en 1978-1979 et de la nouvelle vogue des synthétiseurs (popularisés par Jean-Michel Jarre et Vangelis) devenus accessibles aux jeunes musiciens , la génération post-punk ayant digéré l'influence d'artistes novateurs majeurs tels que David Bowie, Brian Eno et Kraftwerk.

En Allemagne, on parle de Neue deutsche Welle (« nouvelle vague allemande »).



La Oi! (onomatopée issue de l'argot anglais, contraction de hey you! (hé toi !)) est un style musical fédérant punks et skinheads, un mélange ressemblant fortement au punk rock, avec des paroles souvent ponctuées de « oi! oi ! oi! » comme dans la chanson éponyme des Cockney Rejects.

Ce style musical, sorte de punk avec des guitares plus lentes et très répétitives, et beaucoup de chœurs, était principalement répandu en Angleterre pendant les années 80, avec des groupes comme Sham 69, The Business, Cockney Rejects , Cock Sparrer. Le Oï fut bien souvent associée au hooliganisme.

Pop-Punk

La Pop-Punk est la forme commerciale du punk-rock (blink 182,greenday,offfspring).

Psychobilly

Le psychobilly est un genre musical généralement décrit comme un mélange entre le punk rock et le rockabilly. Il est né au tout début des années 1980, en Angleterre, avant de se répandre en Europe, puis en Amérique du Nord comme du Sud et en Asie. Le genre se caractérise aussi par des références appuyées aux films d'horreur et d'exploitation, à la violence, à une sexualité débridée et d'autres sujets généralement considérés comme tabous, présentés avec humour et empreints d'auto-dérision.

D'autres styles musicaux ont apportés leur contribition - moins marquée cependant- comme la musique Garage des années 60-70 avec par exemple les Trashmen (USA) ou encore les Stingrays (GB), la musique surf (Dick Dale), la Country (Hawk Williams).

Tous ces élements font du Psychobilly, un genre riche et varié puisque le résultat peut aller d'un néo-rockabilly énergique à un son trés punk voire metal, en fonction des influences.

Aujourd'hui devant tant de diversité, on peut entendre parler de "Psychobilly Old School", qui fait référence au style original des années 80 et de "New School" par opposition qui lui intégrera des groupes plus influencés par les sonorités rock actuelles. Ces deux genres - aux frontières floues - coexistent et témoignent de l'originalité de ce genre musical.

La contrepartie de cette définition large est que certains groupes évoluant en marge sont tour à tour cités comme faisant partie de ce genre ou bien exclus. On peut prendre le cas des Cramps (USA), qui bien que réunissant la quasi totalité des critères ne sont pas retenus. De même, les Polecats (80's GB) sont souvent considérés comme trop rockabilly par les psychobilly et trop psychobilly par les rockabilly. A l'autre extrémité, on peut entendre de temps en temps que les Nashville Pussy jouent du Psychobilly.

Il est généralement admis que les Meteors sont le premier groupe de psychobilly fondant le genre en 1980. En 1982, le club de Hammersmith le Klubfoot permit de réellement et physiquement créer la scène psychobilly. Le club fut finalement détruit.

Mouvement réduit et peu enclin à l'expansion et à la commercialisation, la scène psychobilly s'articule énormément autour des concerts et des festivals (l'ancien Big Rumble au Royaume Uni, Calella en Espagne, You Don't Know Them From The Klubfoot à Essen, les Satanic Stomp et king of psychobilly en allemagne etc.). Ces festivals qui peuvent comprendre 2-3 jours de concert et s'etendre sur une semaine avec les activités annexes, réunissent parfois plus d'un millier de personnes.

Un des traits caractéristiques (mais non essentiel) est l'emploi de la contrebasse (en réference au rockabilly) plutôt que la basse electrique. Le bassiste assure donc une partie de la rythmique en jouant en pizzicato en employant les techniques dites de 'slap' et 'double slap' (utilisation du son sec provoqué par le rebond des cordes sur le manche de la contrebasse pour rythmer la musique).

Parmi les groupes les plus célèbres : Meteors, Demented Are Go!, the Sharks, Guana Batz, Reverend Horton Heat, Nekromantix, Mad Sin, Los Gatos Locos, Calavera, Astro-Zombies, Os Catalépticos, Asmodeus, Banane Metalik, Batmobile, the Cenobites, Chibuku, the Coffin Nails, Damage Done By Worms, Evil Devil, Frantic Flintstones, Frenzy,King Kurt, Klingonz Godless Wicked Creeps, Gorilla, Hellbillys, Horrorpops, the Krewmen, Long Tall Texans, Mad Heads, Mad Mongols,Ricochets the Lucky Devils, the Monster Klub, Milwaukee Wildmen, the Peacocks, the Phantom Rockers, the Photon Torpedoes, the Quakes, Sin Alley, Skitzo, Torment, Slapping Suspenders, Small Town Pimps ou encore Tiger Army.

La mode psychobilly se caractérise par la coiffure, appelée tremplin, qui ressemble à un mohican ou à une banane stylisée par Picasso et souvent aux couleurs vives. La mode vestimentaire mélange des influences punk - comme par exemple des vêtements délavés, en mauvais état et couverts de patches, les blousons en cuir - avec des motifs issus du rockabilly, comme par exemple le léopard ou les Creepers à semelles compensées.

A la différence de bon nombre de mouvements musicaux, le psychobilly se caractèrise par le refus d'associer des idees politiques à la musique. L'état d'esprit est axé résolument sur la musique et la fête. Cette ligne directrice se retrouve également dans les paroles des chansons qui abordent des themes neutres (amour, monstres, voitures, attitude Rock n Roll ...) plutôt que des prises de position sur des sujets politiques.

Punk-Rock

La première vague punk originelle passée, une scène rock indépendante a continué à naître et à exister comme avant le punk. Beaucoup de mouvements musicaux ont suivis comme le grunge qui rappelle le punk par certains cotés, dont l'authenticité.

L'avènement de Nirvana et sa très grande popularité à partir de l'album Nevermind a relancé la nébuleuse néo-punk et surtout son économie délabrée.

Le punk-rock connait une renaissance médiatique depuis la fin des années 1990 avec des groupes étasuniens comme Rancid, Bad Religion, AFI,  entre autres. L'underground punk subsiste à l'ombre de groupes qui peuvent connaître une réussite commerciale. Cette réussite étant parfois exploitée afin de créer des produits marketing n'ayant ni le vécu scénique, ni le passé des groupes précédemment cités.

Par ailleurs, il inspire très fortement, de par ses convictions, des groupes « hybrides », à la frontière du hard rock et du punk tel Motörhead, Nashville Pussy…


Ska-Punk

Le ska punk est un [genre musical] basé sur une rythmique rock (binaire). Il se caractérise essentiellement par l'utilisation de guitares alternant passages à contre-temps (typique du reggae et du ska) et passages en distorsion joués dans le style punk (généralement lors des refrains). L'utilisation de cuivres, surtout trompettes, saxophones et/ou trombones, est fréquente.Des groupes comme ,Operation Ivy,Reel Big Fish ou encore Mad Caddies represente ce style de musique.


Skate Punk

Le skate punk est un terme inventé afin de désigner un type de musique rock (et une mode vestimentaire associée) que les amateurs de skateboard, de surf et d'autres sportsde glisse écoutent. Parmi les groupe rangés sous cette qualification, on trouve par exemple , Millencolin, Pennywise, No Use For A Name,.

Straight Edge

L'appellation straight-edge (littéralement "côté droit") provient d'une chanson de 1981 du groupe de rock hardcore Minor Threat. Ce mouvement dérivant du punk consiste en une philosophie de vie fondée sur trois principes (souvent associé à trois X symbole initial du hardcore) : pas d'alcool, pas de drogues, pas de sexe sans relation durable (à élargir à sans amour). Sa fondation provient d'un refus du nihilisme , de l'autodestruction et du négativisme du punk, et un besoin de valeurs plus positives, le mécontentement social du punk étant toujours présent; La première vague contituée de groupes comme Minor Threat, Dys, SSD, Negative Fx ou 7Seconds s'étant assez vite essouflée, vers 1984-88 une 2de vague de groupes straight edge, nommée "youth crew", prends le relai; elle est emmenée par le groupe Youth of Today qui accolera le végétarisme aux ideaux straight edge initiaux. Par la suite plusieurs membres de Youth of Today dérivèrent vers les valeurs de la secte new-age de Hare Krishna, et formèrent le groupe Shelter.

La lettre X, symbole du straight-edge, était mise autrefois sur la main des jeunes de moins de 21 ans pour ne pas qu'ils commandent des boissons alcoolisées dans les bars.

Le mouvement straight-edge se répandra par la suite dans le monde entier, principalement en Amérique(du nord et du sud) et en Suède (où le mouvement associera le veganisme et souvent un message social et anticapitaliste).

Musicalement, le mouvement se différencie peu du mouvement rock hardcore. L'idéal du mouvement était de continuer à perpétuer l'idéal punk sur des bases positives mais sous l'influence d'une frange puritaine essentiellement américaine une dérive s'est développée, appelée Hardline. Les inventeurs de 'Hardline' est le groupe Vegan Reich, dont les membres se sont convertis par la suite à l'islam et s'appellent Vegan Jihad. Pas de sexe sans sentiments s'est transformé en pas de sexe avant le mariage, hostilité à l'homosexualité, etc. Le refus des drogues s'est transformé en une profonde intolérance et en sectarisme donnant une très mauvaise image de la scène straight edge. Le respect de la vie s'est transformé en soutien aux campagnes hostiles à l'avortement. Musicalement Vegan Reich et la plupart des groupes Hardline se rapprochent plus du heavy–métal voire du death-métal que du punk-hardcore. Heureusement cette dérive fut aussi éphémère que radicale et ne constitue aujourd'hui plus qu'une infime quantité d'individus.

Street Punk

Le street punk est un dérivé du punk-rock similaire à la Oi! mais avec des riffs plus mélodiques et plus rapides, il y a moins souvent de chœurs que dans la Oi!. La batterieest jouée beaucoup plus vite avec des rythmes plus basiques d'environ cinq éléments (hi hat, grosse caisse, caisse claire (tambour) et crash).Ce style est trés représenté des groupes comme oxymoron,rancid, etc.....

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L'anarchie  posté le lundi 06 février 2006 19:02

Blog de chrome75 : /!\L'Histoire du Punk/!\ , L'anarchie
Comme l'anarchie est plus au moins liée au punks(bien qu'ils n'en soient pas les inventeurs)j'ai décidé faire un article sur ce mouvement

On a commes grands noms de l'anarchie,Bakounine,Josiah Warren,Jean Grave(sans jeu de mots) et Proudhon(je me doute que la plupart des ne connaitront aucun de ces gens la )

Voila quelques citation de ces 4 anarchistes:

"L'homme n'est  réellement libre que parmi d'autres hommes libres." (Bakounine)

"Comme l'homme cherche la justesse dans l'égalité, la société cherche l'ordre dans l'anarchie." (Proudhon)

"L'homme cherche la liberté comme l'aimant cherche son pôle ou l'eau son niveau, et la société ne peut accéder à la paix tant que chaque membre n'est pas vraiment libre." (Josiah Warren)

"L'Anarchie démontre qu'il ne peut y avoir de bonne loi ni de bon gouvernement ni d'application fidèle de la loi... Toute loi humaine est arbitraire!"  (Jean Grave)



l'anarchie

Anarchisme = Désordre ? 
 
 
 
L’anarchie est un mot qui, dans notre société paraît péjoratif. On entend souvent des répliques comme " c’est l’anarchie !". A chaque fois que ce mot est prononcé, il l’est lorsque il y a un manque total d’organisation. Pour la majorité des gens, anarchie = désordre. En réalité le mot anarchie est d’origine grecque. " An " signifie " sans ", " absence de " et " arkhé " veut dire " chef ". Anarchie signifie donc " absence de chef ". Est-ce que l’absence d’un chef sème forcément le désordre ? Non. Sauf si cette absence implique l’absence d’organisation. Les anarchistes pensent que l’homme n’a pas besoin d’autorité pour s’organiser et assurer sa survie. Tout en prônant une forme - certes différente - d’organisation, c’est la hiérarchie que refuse l’anarchiste.  
 
Les anarchistes subissent donc, de la mêmes façon que les communistes libertaires ou encore que les skinheads traditionnels (souvent anarchistes d’ailleurs), la désinformation. L’anarchie n’est pas une petite idéologie simpliste qui a pour but de tout casser et qui n’a rien de constructif. L’anarchie est une philosophie réfléchie, un idéal que certaines personnes, pour leur bonheur personnel mais surtout pour le bonheur universel, souhaitent atteindre. Comme toute les autres philosophies ou idéologies l’anarchisme possède ses penseurs, ses théoriciens : Proudhon, Bakoukine, Kropotkine, Godwin, Sébastien Faure, Bob Black, Ravachol... 
 
Alors pour ceux qui lisent ces lignes, considérez, si ce n’est pas déjà fait, dorénavant le mot " anarchiste " comme un mot normal sans faux préjugés afin de former vous-même votre propre opinion. L’anarchie est complexe et s’étend sur plusieurs horizons, tant politiques, sociales qu’économique voir écologique. Sans être exhaustif, ni extrêmement détaillé (on ne peut pas l’être sur quelques pages) ce texte souhaite aborder les thèmes principaux de l’idéologie anarchiste afin d’améliorer la compréhension des gens sur un sujet dont on parle peu ou mal. 
 
Comme écrit précédemment, les anarchistes veulent se passer de toutes formes de pouvoir, d’autorité, par conséquent d’état. La suppression de l’état est le principe de base de l’anarchie. Du restes ils ne s’arrêtent pas là et ont établis une réelle organisation de la société qui serait capable de se passer de chefs. Cet idéal qui peut paraître utopique est un but qui peut également paraître de plus en plus nécessaire pour ceux qui sont conscient du fait qu’une poignée de gens richissimes font subir à des milliards d’individus la pire chose pour un être humain : l’esclavage, la servitude, l’absence de liberté. Bon analysons de plus près ce qu’est l’anarchie ! 
 
 
 
Non au capitalisme  
 
Tout d’abord, d’un point de vue économique, la philosophie anarchiste énonce un refus absolument catégorique du capitalisme, système fondamentalement inégalitaire. Mais avant d’aller plus loin il me paraît nécessaire de faire un constat de la situation économique actuelle. En effet, nous vivons dans une société où le capitalisme est de plus en plus violent et virulent. Où la faim dans le monde se propage de plus en plus vite (la moitié de la population globale vit sous le seuil de pauvreté). Malgré les claques de Seattle et de l’AMI, le libéralisme et la globalisation économique s’accélèrent. L’emprise des grandes multinationales sur notre liberté est chaques jours grandissante. Même les états démocratiques qui protègent un tant soit peu le pauvre du puissant ont de moins en moins de pouvoir. L’eau, source vitale, est déjà privatisé dans de nombreux pays ? A quand le tour de l’air pur ? Les dirigeants du monde ne s’appellent plus Clinton, Chirac ou Schröder mais Bill Gates, Murdoch, Greenspan, Messier ou encore Lagardère. Si une contestation ne s’organise pas, l’exact contraire de l’idéologie anarchiste se produira : une globalisation, mais une globalisation économique, basé sur la compétition et sur le profit, dirigées par quelques gens richissimes, engraissés par des milliards de pauvres. Il faut bien comprendre qu’aujourd’hui le monde n’est pas régit par la politique et ses politiciens mais par l’économie, par l’argent. Le pouvoir politique n’est plus rien. Tout les états se couchent devant Bill Gates et sa fortune colossale. Nous nous dirigeons belle et bien vers ce qu’un anarchiste peut rêver de pire ! 
 
C’est pour cela que l’idéal anarchiste ne peut fonctionner qu’avec un bouleversement fondamental de notre mode de vie : la suppression de l’argent, de la monnaie d’échange, et tout simplement de la valeur ! Les anarchistes souhaitent que les mots " concurrence " et " compétition " soit remplacé par " solidarité " et " entraide ". Tout ceci permettrait à tout le monde de vivre selon ses besoins et d’accéder à la suppression de la propriété privée. Le travail, basé sur l’autogestion, pourrait être diminué en temps d’une manière absolument considérable et le chômage serait éradiqué. En effet nous vivons actuellement dans une société où des millions de gens cherchent du travail ; ce qui est profondément absurde d’un point de vue non commerciale. S’ils n’ont pas d’emplois c’est que le monde tourne sans eux, qu’en somme ils n’ont pas besoin de travailler. Le fait de chercher du travail est en soit absurde. L’homme devrait produire en fonction de ses besoins et non pas consommer (crée le besoin) en fonction de ce qu’il produit. Ceci est de la logique simple cependant, notre société comporte un paramètre supplémentaire, le profit, qui chamboule toute les données. 
 
Dans la société anarchiste, les gens travaillent que quelques heures par semaines. Plus besoin d’inventer des métiers inutiles pour gagner un peu d’argent et faire vivre sa famille. La demande serait assuré largement et elle serait de toute façon plus faible. Dans l’ensemble, il suffit de choisir son travail selon ses goûts, ses affinités, ses qualités. Si l’on élimine l’idée de profit par l’élimination de l’argent, on a besoin de travailler très peu pour contribuer à l’équilibre universel. Les anarchistes ont par contre prévus un système de rotation pour les taches pénibles que personne ne ferait de son plein gré. La propriété des moyens de productions serait bien sûr collective. La seul forme de propriété qui resterait privée serait celle de la propriété d’usage, comme le logement, par exemple. 
 
 
 
La démocratie est-elle égalitaire ?  
 
Et du côté de la politique ? Au niveau politique on doit également constater que la situation n’est pas au mieux. Le rôle de la politique est de plus en plus faible car elle laisse la place à l’économie. Dans la plupart des cas, plutôt que du lutté contre le capitalisme, elle le promeut. Tout en le masquant avec quelques petites reformes ridicules en faveur des opprimés. De plus il est important de constater que le régime le plus égalitaire en vigueur actuellement est la démocratie. Ces " vraies " démocraties, comme on les appellent ne sont actuellement qu’au nombre de 23 dans un monde formé de plus de 200 nations soit un peu plus de 10Et le bilan ne s’arrange pas quand on voit les gouvernements crapuleux de ces " democraties ".  
 
Mais la démocratie n’est elle pas un système égalitaire ? Pourquoi ne convient-elle pas aux anarchistes ? Tout simplement parce que sous ses allures de justice et d’égalité, la démocratie dévoile le manque de liberté qu’impose son système. Tout d’abord la démocratie est régit par un chef, ou plutôt par un conseil de chefs. Oui, ce gouvernement est élu par le peuple, mais rien ne certifie que l’élu fera ce qu’il a dit. D’ailleurs, on les élit uniquement à leur charisme. Et puis rien ne prouve qu’ils ne céderont pas à la tentation de la corruption. Et s’ils ne nous satisfont pas, il est quasiment impossible de les destituer. A partir du moment où le chef est élu, plus aucun pouvoir nous appartient, nous sommes dirigés. Sans compté que les élections et votations sont généralement interdite aux étrangers, ce qui est absolument scandaleux, surtout pour ceux qui vivent et participent à la richesse du pays. Pour les étrangers, les impôts oui, les scrutins non ! Pour terminer, les politiciens se sont fait un plaisir de rendre la politique tellement complexe, qu’elle est réservée à une élite hautement scolarisée. La voix du PDG ne vaut théoriquement pas plus que celle du prolétaire mais ce dernier se retrouve bien perdu dans le charabia incompréhensible des politiciens. J’ajouterais encore qu’en plus d’être inégalitaire les votes démocratiques, et on l’a vu en France dernièrement avec la mairie de Paris, sont parfois (ou souvent? Ou toujours ?) truqués. Et quand on sait que la France est le pays des Droits de l’homme et de la fameuse devise Liberté Egalité Fraternité, on se demande comment cela doit être ailleurs... 
 
Contrairement à tout autre courant politique, et c’est là que l’anarchisme rompt vraiment les liens avec le communisme, n’a pas pour but d’accéder au pouvoir mais au contraire il a pour but de l’éradiquer, de le rendre inexistant. 
 
L’anarchisme prévoit une mondialisation, bien sûr pas économique, mais de libres circulations des gens, une éradication totale des frontières. Puisque certaine décision doivent quand même être prise (beaucoup moins qu’actuellement puisque la plupart traitent de l’argent) les anarchistes instaureraient une démocratie directe, sans élections, où les citoyens voteraient par communes. Dans le cas de décisions qui impliquerai plusieurs communes, un délégué pourrait être envoyé. Celui ci étant nommé pour l’unique raison pratique. Il ne pourrait à lui tout seul, prendre aucune position au nom des autres. 
 
Dans les démocraties actuelles, les anarchistes appellent le plus souvent à l’abstention. En effet ils refusent de " voter pour le moins pire ou pour la moins pire décision ". En s’abstenant, ils montrent qu’ils sont contre ce système qu’on leur impose. Cette décision peut paraître discutable, mais elle est au contraire très légitime. 
 
 
 
L’anarchie face à l’obscurantisme  
 
Le slogan, bien connu de l’anarchie est " Ni dieu, ni maître ". Effectivement, sous le " ni maître " se cache une lutte contre l’ordre moral imposé par l’obscurantisme. Pour les anarchistes, Dieu n’existe pas et les divinités sont des inventions de l’humain pour expliquer certains phénomènes. Comme quiconque d’ailleurs, ils ne prétendent pas pouvoir le prouver. Cependant les anarchistes luttent principalement contre l’intégrisme et n’ont pas pour but d’interdire aux gens certaines croyances. Ils veulent se battre contre les manipulations cérébrales qu’imposent sectes et religions et sont persuadés que dans une société anarchiste sans stress, pauvreté, guerre, etc. celles-ci tiendraient une place négligeable. Les anarchistes pensent que la religion est un frein à la liberté de l’homme et lui impose une certaine forme d’autorité. De plus, l’anarchisme lutte contre l’homophobie, le racisme, le sexisme, et l’inégalité sociale, ce qui n’est pas toujours le cas des religions... 
 
La thèse du théoricien anarchiste russe Michel Bakounine (dans Dieu et l’état) a ce sujet est très intéressante. Pour lui, toutes les religions ont été inventée par la fantaisie humaine alors que l’homme n’était pas (il n’est toujours pas d’ailleurs) arrivé au total développement de ses capacités intellectuelles. D’après Bakounine ce qu’il s’est produit c’est qu’a chaque fois que l’homme à travers son histoire découvrait, en lui ou dans la nature, une grosse qualité ou un gros défaut, il l’attribuait à ses dieux en l’exagérant, comme il l’avait fait pour imaginer dieu la première fois (Dieu est d’après notre théoricien " la propre image de l’homme, mais agrandie et renversée, c’est à dire divinisée "). Logiquement, au fil du temps, le ciel religieux devenait de plus en plus riche en qualité, à mesure d’ailleurs que la terre s’appauvrissait et devenait insignifiante. Naturellement, une fois la religion bien ancrée, elle devint la justice, la raison, le bien, l’exemple, en deux mots : la vérité absolue. L’homme qui pourtant l’a fabriquer de toute pièce en devint son esclave. Par la suite l’homme ne pu lus trouver seul la vérité, la justice car elle était détenue par les divinités. Ces divinités se devaient pour instaurer la " vérité " sur la terre, d’avoir des représentants (messies, prophètes, prêtres...). Et c’est là d’après Bakounine que la religion prend toute sa puissance : " [Ces représentants] une fois reconnus comme les représentants de la Divinité sur la terre, comme les saints instituteurs de l'humanité, élus par Dieu même pour la diriger dans la voie du salut, ils doivent nécessairement exercer un pouvoir absolu. Tous les hommes leur doivent une obéissance illimitée et passive, car contre la Raison divine il n'y a point de raison humaine, et contre la Justice de Dieu il n'y a point de justice terrestre qui tiennent. " 
 
La conclusion de cette théorie est que l’existence de Dieu implique " l’abdication de la raison et de la justice humaine ". Elle aboutit à l’esclavage pratique et théorique de l’homme en lui enlevant sa liberté. Bakounine conclut par sa fameuse phrase : " Si Dieu est, l’homme est esclave, or l’homme peut, doit être libre, donc Dieu n’existe pas ! " . 
 
 
 
Ennemi du profit = ami de la nature  
 
Il est évidant que les anarchistes luttent depuis toujours contre toute forme de discrimination et d’inégalité. Il existe de très nombreuses associations et milieux d’anarchistes un peu partout dans le monde qui se battent plus ou moins farouchement contre les injustices avec les peu de moyens qu’ils possèdent (concerts, tracts, journaux libértaire, manifs...). On peut aussi aisément prévoir en quoi l’anarchisme peut être favorable à l’écologie. En effet, le capitalisme, basé sur la compétition et le profit immédiat est un terrible destructeur de la nature. Des forêts entières sont détruites pour agrandir la production, des éspèces animales disparaissent, les eaux sont pollués et les écosystèmes sont complètement bouleversés. 
 
Cette nouvelle économie est aussi la cause indirecte principale du réchauffement de la planète, qui devient inquiétant. L’anarchisme, lui, est lié à la nature et veut vivre en harmonie avec elle. On sait très bien que la nature peut nous fournir tout ce dont on a besoin, même si nous étions deux fois plus nombreux sur terre. Nos ressources ne tiendront par contre plus longtemps dans le système dans lequel nous vivons. On veut de l’argent tout de suite et peu importe l’état de la planète dans un siècle. C’est pourquoi les mers sont vides de poissons, les forêts déboisées, etc. C’est pourquoi les bovins sont nourris avec de la farine animale, les fruits et légumes bourrés d’engrais, les poules élevés dans des cages obscures par dizaines au mètre carré. Tout cela pour le profit immédiat. L’argent est bien le plus grand fléau que l’homme est jamais connu. L’anarchisme, quant à lui, ne pousse pas à la consommation car il n’est basé sur aucune forme de profit. Sans doute le bien-être psychique qui animerait les sociétaires d’un " régime " anarchiste atténuerait le besoin d’acheter. Les gens ont actuellement besoin de s’affirmer en achetant des objets inutiles, le plus cher possible, comme par exemple une grosse voiture luxueuse ou des vêtements de marques. Ces objets très convoités sont devenus et c’est bien triste, le moyen qu’on les gens de montrer leur importance. 
 
Pour terminer cette " introduction " à l’anarchisme, j’ajouterais que les anarchistes savent bien que ce changement est actuellement difficilement réalisable et ne peut s’opérer que par une révolution sociale. Ils sont également averti que ce changement - comme tout autre changement radical - sera difficile, pénible et fera une quantité de victime. En effet, aucun grand bouleversement n’échappe à une période plus ou moins courte de chaos. Toutefois les anarchistes pensent que les nombreuses barrières qui les séparent d’une société meilleure sont franchissables et surtout qu’elles valent la peine d’être franchies. 
 
Nombreux sont les gens qui sont touchés par la faim dans le monde, la pauvreté oriental comme occidental, la fortune de certains, les massacres, la justice corrompu... Réveillez vous, ces malheurs ne sont pas des fatalités ni l’anarchie une utopie. La société répugnante dans laquelle nous vivons ne vous paraît-elle pas plus irréelle que celle proposée par les anarchistes ? Si vous pouviez choisir maintenant, sans qu’il y ait de changement à opérer, quel serait votre choix ? Le monde n’a peur de l’anarchie, il a peur du changement et de perdre ses petites habitudes. Le but à atteindre pour l’anarchie peut-être résumé par la phrase du militant français Ravachol : " Avec l’anarchie [...] plus de guerres, plus de querelles, plus de jalousies, plus de vols, plus d’assassinats, plus de magistrature, plus de police, plus d’administration. " On pourrait rajouter plus de faim, plus de prison, plus de racisme, plus d’homophobie, plus d’esclavage...La liste est longue... 
et aussi plus le fascisme




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