New York Dolls (Punk étranger) posté le lundi 16 janvier 2006 14:18

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Deux albums plus tard, en l’occurrence New York Dolls (1973) et Too Much Too Young (1974), New York a toujours autant la gueule de bois, traumatisée par ces drôles d’hurluberlus qui décidèrent d’en rajouter une couche après les Stooges et les MC5. Déjà que l’Amérique en avait jusque là des manifestations pacifistes contre la guerre du Vietnam, des magouilles de Nixon et de son Watergate, il fallait en plus qu’elle se coltine une bande de musiciens baraqués comme des base-baller et maquillés comme des drag queens qui faisait du punk glam bourrés comme des coings. Il faut croire que leur glam a vite fait des émules puisque ça sera au tour de Kiss de s’y mettre avec leur hard rock de pacotille quelques mois plus tard.

Dans cette bande de ouf, tu retrouves Johnny Thunders à la guitare (avant qu’il ne fasse sa célèbre formation "Johnny Thunders & The Heartbreakers" avec le bassiste de Television), David Johansen au chant, Sylvain Sylvain à la deuxième guitare (cousin du grand couturier américain Isaac Mizrahi), Jerry Nolan à la batterie et Arthur Kane à la basse. Bien sûr, ils étaient en platform boots et ne manquaient jamais l’occasion de mettre le bordel quand ils passaient à une douane ou qu’ils se faisaient contrôler par des policiers qui avaient bien du mal à distinguer les musiciens d’une bande de prostitués complètement givrées. C’est ce qu’ils cherchaient les New York Dolls : se faire repérer en mettant à mal les conventions. Mais (et c’est notable) là où les Sex Pistols tentèrent un auto-sacrifice « de l’intérieur » en emportant le fashion et les médias avec eux sans aucune conscience politique, les Dolls essayèrent de tout expulser vers l’extérieur dans un surplus de vie en nous rejetant nos concepts. Qu’est-ce qu’être une femme ? Qu’est-ce qu’être un homme ? Comment définir l’Amérique ? Où est le Bien ? Le Mal ? D’où vient la drogue ? Les Dolls c’est une espèce d’anti-concept en action. Partout où l’esprit cherche un point d’ancrage, une «étiquette » à apposer, ces musiciens balançaient la sauce à coup de riffs inaudibles et de morceaux « classés X » : « Pills », « Personnality Crisis », « Vietnamese Baby », « Frankenstein » « I’m Looking for a Kiss », autant de morceaux où le rock’n roll se mélange au glam et au punk dans une sauce barbecue à 4h du matin sur Manhattan. En 1991, Thunders nous quittera dans une overdose d’héro, Nolan le batteur sera emporté d’une pneumonie un an plus tard et Kane se convertira à la religion mormon en 1989. A côté, les Libertines c’est de la gnognotte pour bébés lapins…
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The Filaments (Punk étranger) posté le lundi 16 janvier 2006 16:37

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Jon Poulten et Jon Flemming, à l’origine du jeune groupe anglais The Filaments avaient pour ambition première de reprendre leurs chansons ska et punk préférées dans leur garage. Comme ils leur manquait un guitariste ils recrutèrent Jon Fawkes.
Les premières chansons des Filaments virent le jour et les choses commencèrent à bien bouger pour le groupe. Ed Seymour fut invité à s’occuper du chant. Apres plusieurs répétitions le groupe pris en son sein Adam Williams et son trombone. Plus tard le trompettiste Rob Pellman eu lui aussi l’honneur de faire parti de l’aventure. C’est au même moment que Mike Jones, devenu guitariste émérite, rejoignit enfin le combo.
Leur « nouvelle première répétition » fut un véritable choc : Rob était très bon à la trompette et Mike avait un niveau plus que correct à la guitare. Fawksey (Jon Fawkes) et Mike commencèrent à écrire des titres comme « Oi ! », « Uk Now » (qu’on retrouve toutes les 2 sur leur 1er album) et « Segregation » (jamais sortie je crois). Les chansons prirent une consistance plus politique et le son devint plus fort et punk. Ed préféra vaquer à d’autres occupations et Jon Fawkes, eu alors l’opportunité de prouver ses talents de chanteur, ce qu’il fit au grand étonnement des autres membres du groupe.
Vint alors le temps de rentrer en studio. Ce fut une mauvaise expérience pour le groupe, qui nous livre à l’occasion un précieux conseil : ne surtout pas confier l’enregistrement d’un cd à un ingénieur du son écoutant de la transe !! Lors de l’enregistrement Tim Wilson avait remplacé Jon Flemming à la batterie. Adam lui aussi quitta le groupe pour partir un an en Australie. C’est par le plus grand des hasards que le groupe rencontra Iain Mackay et Paul Humberstone (aka Stone Cold ). Les deux gars, déjà très impliqués dans le ska et le punk furent plus que ravis d’apprendre à jouer de la trompette et du trombone. L’étape suivante consista alors à obtenir un meilleur enregistrement que leur tout premier qui était un véritable fiasco. Cela fut rendu possible grâce à leur potes de Operation Nail Bomb et de King Pin Records. Meg Charnly participa en tant que tromboniste à ce disque et Pete « le viking » Hudson, très bon saxophoniste, intégra lui aussi le groupe. Au total pas moins de 9 personnes participeront à l’enregistrement de « The Filaments ». L’album est sorti en 2002 chez New Blood. Le groupe a participé en 2003 au split Beans/BBK/Body Bag : Mucho Mas Chaos sorti chez Hannibal Records et sur lequel ils interprètent les titres Pigs To Their Pens, Reap What You Sow et Authoritises Demise. En 2004 sort la deuxième véritable production du groupe: What’s Next. 14 titres enregistrés par Jon Hannon aux NO Recording Studios pour Household Name Records. Le groupe est composé actuellement de 6 membres principaux : Mike Jones, Jon Fawkes, Jon Poulton, Pete Hudson, Iain Mackay auxquels s’ajoute un petit nouveau : Al Gunby à la batterie.
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De Heideroosjes (Punk étranger) posté le lundi 16 janvier 2006 16:45

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Heideroosjes est probablement aujourd'hui le plus fameux groupe Punk Rock d'origine hollandaise (mis à part Dave évidemment...). Sa signature sur Epitaph lui a permis de se faire reconnaître sur la scène Punk internationale et de donner plus de mille concerts à travers le monde.
Cependant, comme tous les groupes punk, ses débuts furent assez classiques et modestes; imaginez un petit village en hollande: 4 jeunes garçons s'ennuient ferme jusqu'au moment où ils décident de former un groupe. Comme premier local de répet', le groupe se contente d'une grange (ben oui on est à la campagne là) et bien vite, les voisins portent plainte car le Punk Rock en Hollande, c'est aussi connu que le Crust Punk au Pôle Nord. Bref, nous sommes en 1989 et Heideroosjes débute…
Etonnamment, le combo n'est pas très apprécié de ses pairs, le groupe vient du sud et il ne s'est pas fait les dents sur la scène Hardcore des 80's. Ces différents points lui valent d'être très vite mis à l'écart de la scène Punk hollandaise. Pourtant à travers le pays, le groupe enchaîne les concerts et conquiert de plus en plus de fans. De même, leur premier album autoproduit "Noisy Fairytales", se vend très bien par un "bouche à oreille" assez conséquent (c'est d'ailleurs sur cet album que l'on retrouve l'hymne ultime du groupe qu'est "I'm Not Deaf, I'm Just Ignoring You").
Très vite, le groupe joue à guichets fermés; les kids se reconnaissent dans les valeurs prônées par le groupe comme l'amitié, la confiance ou l'intégrité. De plus en plus, la couleur rouge des fans de Heideroosjes domine les fosses de presque tous les festivals. C'est d'ailleurs dans l'un deux, le PinkPop festival, que le groupe obtient une première reconnaissance publique. Le groupe se jette délibérément sous les feux des projecteurs et perce de façon fulgurante en Hollande. Les nombreuses tournées que fera HR avec des pointures comme Bad Religion, Pennywise, Burning Heads, Terrorgrüppe ou The Offspring en attestent. Le guitariste de ces derniers, Noodles, dira d'ailleurs à propos du combo batave: "J'ai un nouveau groupe préféré; et il se nomme Heideroosjes. Imagine l'énergie et le niveau de NoFX, et multiplie les avec Rage Against The Machine. Ces mecs me font me sentir vieux !".
Mais HR ne se repose pas sur ses acquis: après 2 albums en autoproduit: "Noisy Fairytales" sorti en 1992 et "Choice For A Lost Generation" en 1994 (tous deux sortis sur Fairytale records, label monté par le groupe pour sortir le 1er album), le groupe obtient un deal avec Pias, ce qui permet à ses disques d'être distribués partout dans le BENELUX. "Fifi", sorti en 1996 est leur premier album à bénéficier de cette meilleure distribution. Suit ensuite "Kung Fu", sorti en 1997 avec Pias également.
C'est en 1998, que le groupe booste une nouvelle fois sa carrière avec sa signature sur Epitaph. Ce label lui permet de trouver une distribution à travers toute l'Europe et d'accroître de façon fulgurante sa popularité. Leur première sortie sur ce label est "Smile…You're Dying" en 1998. Il s'agit d'une collection des "hits" du groupe depuis leurs débuts et réenregistrés pour l'occasion. Evidemment, la production n'en est que meilleure et les compos en ressortent littéralement transformés. Bref, tout va pour le mieux pour le groupe qui enchaîne les prestations dans les festivals: le Dynamo Deutsch, le Bizarre Festival, le Werchter Rock Festival ou le Pukkelpop.
En 1999, le groupe sort "Schizo" sur Epitaph et assure toutes les premières parties de Pennywise lors du Straight Ahead Tour en Europe. Après cette tournée, le groupe enchaîne le "Epitaph Europe Attack Tour 2000" en compagnie de Terrorgrüppe et de Burning Heads. Les groupes sillonnent les pays européens durant quelques mois et Heideroosjes rentre enfin au bercail.
En mai 2001, le combo lâche une nouvelle salve: il s'agit de Fast Forward, 5ème effort des hollandais. Cet album produit par Oscar Holleman, est très varié comparé aux précédents. Le groupe laisse sa complexité apparaître au fil des albums. Puis en 2002, c'est un album live qui sort: "It's a life: 12,5 years live" démontre en 16 titres le talent du groupe sur scène même s'il ne s'agit que d'un disque anecdotique (même s'il fait figure de véritable "document" sonore) dans la carrière du groupe.
2003 amène aussi son lot de surprises: le groupe se paie le luxe de jouer live "Jerry rules in the land of the free" au Jerry Springer Show!! Gonflé quand on sait que ce morceau est une violente diatribe à l'encontre du talk show américain… c'est aussi l'année du ‘Red T-shirt Concert’ à Amsterdam, où le hall de la salle de concert dans laquelle se produit HR ce soir là est rempli par 1250 fans du groupes portant le célèbre t-shirt rouge. En fait, tous ceux qui avait un t-shirt rouge du groupe à ce concert, avait une entrée gratuite (belle opération marketing diront les mauvaises langues…)! Malgré ces prouesses, le groupe reste concentré toute l'année 2003 car il prépare son nouvel album prévu pour début 2004.
Ce dernier sort en février 2004 et se nomme "SINema" (jeux de mot entre "cinéma" et "sin" qui veut dire péché en anglais: il s'agit d'une allusion à la pornographie). Il est également produit par le vétéran Oscar Holleman et Marco Roelofs, chanteur du groupe dit y chanter en 9 langages différents. Il faut entendre par là que le groupe a dépassé les frontières de son propre pays: HR est devenu un groupe multiculturel à force d'avoir tourné un peu partout dans le monde (ils sont le seul groupe blanc, par exemple, à avoir tourné dans les banlieues sud-africaines).
Voici donc un groupe haut en couleur qui n'a pas fini de nous surprendre tant par sa musique que par son attitude. Il s'agit là d'un digne représentant du Punk Rock actuel: un groupe engagé et ouvert à toutes les expériences (HR a même enregistré un EP live avec le classical Metropole Orchestra, un orchestre philharmonique).
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The Go Faster Nuns (Punk étranger) posté le mercredi 18 janvier 2006 17:26

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Allemagne, été 99. Les Go Faster Nuns enregistrent le premier single éponyme qui est immédiatement acclamé par les Fanzines allemands. Le groupe projette alors de faire un split avec les Willy Wonkas en Août 2000. En 2001, leur premier album Teenage Love Beats sort sur Superrock Records/Weserlabel/Indigo et la presse s'enthousiasme a nouveau. Le groupe tourne sans arrêt à travers l'Allemagne, la Belgique, l'Italie et la Hollande où le groupe brûle les planches en compagnie des New Bomb Turks, Leatherface et autres Snuff et Gluecifer.
Le second album, Under Neon Light paraît en Mars 2005 sur Go Kart Europe. 12 titres entre les Ramones et Devo mais avec une tournure résolument moderne. Une chose est sûre D.D. Windish, Betty Pregnant, Mr. Spaceboys et T. Van Guzyfer ne vous laisseront pas indifférents!
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Rehasher (Punk étranger) posté le mercredi 18 janvier 2006 18:15

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Formé récemment par Roger (chanteur de Less Than Jake) et des membres d'Army Of Ponch et de Savage Brewtality, Rehasher joue du Punk Mélodique catégorie "à fond les ballons". Le jeune groupe n'a pour l'instant qu'un seul album à son actif, Off Key Melodies (sorti en 2004 sur No Idea Records, Gainesville oblige) qui devrait être suivi trés vite d'autres productions.
Soutenu par une solide base de fans, Rehasher à reçu un accueil plutôt positif lors de la sortie de son premier album et cela se comprend car ils sont plutôt bons dans leur style.
En bref, un groupe à découvrir si vous êtes fan de vitesse et de fun en musique...
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