Les squatts,je fais cet article apres l'expulsion du squatt de
l'insoleuse a Lyon,il faut faire de squatt,encore et encore car il
poussera demain,des squatts comme des de petits pains!
alors je fias un banal copier-coller de wikipedia,hein ;-)
Le squat (de l'anglais
« s'accroupir ») est l'action de s'installer
illégalement dans un lieu inoccupé ; par
extension, il s'agit aussi du lieu ainsi investi. Le terme
squatteur désignait à l'origine,
dans les États-Unis
du XIXe siècle, un pionnier qui
s'installait sur une terre inexploitée de l'Ouest, sans
titre légal de propriété et sans payer de
redevance. En 2004, le plus grand squat de France se trouvait dans le
bâtiment F du campus de l'École
normale supérieure de Cachan : il était
occupé par mille personnes, dont 700 sans-papiers et 170 enfants. Les occupants ont
été expulsé en août 2006
[1]. Cependant,
le phénomène est loin de se limiter à de
telles structures.
Selon Le squat de A à Z (2004), guide
issu des mouvances des squats politiques :
-
« Squatter, c’est entre autres, pas de loyer
à payer, pas d’interrogatoire à subir pour
savoir si on peut repeindre sa chambre en vert pomme. C’est
être libre et responsable dans son lieu de vie. C’est
aussi un moyen de survie quotidienne qui peut mener à se
questionner sur nos façons de vivre, sur le travail, la
famille, la vie collective, le train-train quotidien, sur les
possibilités de vivre nos idées dans une telle
société… »
-
« Chaque squat est différent. Les pratiques et la
théorie développées par les occupant-e-s
dépendent largement des contextes politique,
socio-économique, juridique, inter-relationnel, etc., mais
tout squat est « politique », dans la mesure
où il bouleverse, même parfois involontairement,
l’ordre social et la propriété
privée. »
-
« Le squat est dépendant des espaces
laissés à l’abandon par la bourgeoisie et le
système capitaliste en général. Sachant cela,
il ne peut être considéré comme un but, mais
tout au plus comme un moyen. Mais pas n’importe quel moyen.
Le squat peut être un lieu de résistance et
d’expérimentation. En squattant, la recherche
d’autonomie permet de rendre certaines de nos idées
effectives. Squatter, c’est prendre une part de
l’interdit, c’est se placer un minimum en rupture au
niveau socio-économique. »
-
« La lutte au quotidien des squats peut se retrouver
ainsi dans des pratiques diverses : autogestion,
gratuité, récupération/recyclage,
réquisitions en tout genre, ouverture sur
l’extérieur et confrontation des façons de
vivre, débats en tous genres… »
Dans une démarche différente, les squats artistiques
sont apparus en nombre à Paris et
dans les grandes villes de France dès les années 1980, dénichant des
lieux plus ou moins vastes, établissant des liens avec des
rapports plus ou moins bons avec les propriétaires. Ce sont
en général des lieux de création et d'accueil
de manifestations (concerts rock alternatif, expos, fêtes, etc.)
ouvertes au public. Les lieux sont autogérés et
parfois réhabilités par les artistes dont certains
peuvent habiter ou non sur place. Quelques squats artistiques
français (dont la plupart n'existent plus): Art-Cloche, Soccapi (rue
Picasso), l'Usine Pali-Kao, Les Récollets, Squat de la
Bourse, Squat de La Grange aux Belles, Electron Libre rue de
Rivoli, La Forge à Paris, L'Usine à Montreuil,
Mix-Art Myris à
Toulouse, les Diables Bleus à Nice… Certains se
transforment parfois en lieu officiel dédié à
la culture (notamment La Forge ou le squat de la rue Rivoli
à Paris), ce qui entre en contradiction avec la
démarche contestataire du squat (lire notamment Interface ou Intersquat, une histoire de
chartes).
Le squat peut héberger une personne seule comme plusieurs
dizaines, dans un petit appartement du centre-ville comme dans une
friche industrielle de banlieue. Les conditions d’habitat y
sont très variées, de l’insalubrité
totale à un confort comparable à celui d’un
logement « moyen » (eau et
électricité, chauffage, espace suffisant,
isolation...). Les habitants des squats sont aussi divers que leurs
motivations : jeunes fugueurs refusant d’intégrer
un foyer, migrants africains ou est-européens, artistes sans atelier,
truckers nomades, Tsiganes privés d’aires
d’accueil, toxicomanes sans domicile fixe, militants de la cause
libertaire…
Pour une grande majorité de squatteurs, l’occupation
s’inscrit donc dans un parcours résidentiel
marqué par la précarité. C'est pourquoi
beaucoup de squats prévoient un espace explicitement
dédié à l'hébergement des gens de
passage : le sleep'in. En outre, ceux-ci concilient
souvent lieu d'habitation et espace d'activité : ils
essaient de développer une gestion collective du quotidien,
à travers la réhabilitation du lieu, l'organisation
de rencontres et de débats, la création et la
diffusion culturelles, la mise en place d'ateliers (ou
workshops), et bien sûr l'information et l'action
politiques. Il y a aussi des squats qui hébergent des
magasins gratuits, qu'on appelle couramment
free-shops ou « zones de
gratuité » (friperies, accès internet,
etc.).
La difficulté à trouver des immeubles
« disponibles » et l'état souvent
insalubre de ces immeubles posent parfois des problèmes de
surpeuplement et d'hygiène, bien que cela ne soit pas
toujours le cas.
Pourquoi squatter ?
Par nécessité
On peut ainsi considérer que le squat participe à la
construction d'un modèle d'économie alternative. Et de fait,
l'occupation a souvent pour première cause des raisons
pécuniaires : des individus, familles ou groupes de
personnes cherchent un endroit où vivre, alors qu'ils ne
peuvent pas payer de loyer.
Par exemple, en France, les premiers squatteurs apparaissent
après la Seconde Guerre mondiale. Pour
protester contre les obstacles administratifs qui freinent la mise
en œuvre de la loi de réquisition, ils
procèdent à l'occupation de logements vides. Issu du
Mouvement populaire des
familles, lui-même proche de la Jeunesse
ouvrière chrétienne, ce mouvement naît
à Marseille avant de gagner d’autres villes de
province. En cinq ans, quelque 5 000 familles sont ainsi
relogées. Ces occupations s'accompagnent d'une campagne dans
la presse, notamment catholique (Esprit), et d'une action militante qui
sensibilise l'opinion publique à la question de la crise du
logement.
Cet exemple montre clairement que les problématiques
économiques et politiques ne sont, en dernière
analyse, pas dissociables. Et donc, de l'Abbé Pierre à l'Organisation communiste
libertaire (OCL) en passant par Droit au logement (DAL),
nombreux sont ceux qui définissent le fait de squatter comme
l'expression d'un mouvement social revendiquant le droit
à une vie digne.
Par conviction
Symbole du Mouvement européen des squatteurs
Certains squatteurs sont proches de l'anarchisme ou du mouvement autonome et mettent en pratique
l'idée de propriété d'usage. Ils soutiennent qu'en
abolissant le loyer, et en permettant de partager les ressources et
les frais, le squat peut réduire la dépendance
à l'argent et permettre de se réapproprier son temps
de vie. Surtout, ils cherchent à promouvoir des alternatives
culturelles et politiques par le biais de l'autogestion. L'ensemble des habitants se réunit
aussi souvent qu'il est nécessaire, pour prendre et assumer
collectivement les décisions engageant le fonctionnement ou
le développement du lieu. Ce mode d'organisation a, selon
ses partisans, l'avantage de ne pas favoriser l'apparition de
leaders.
Enfin, dans les squats les plus stabilisés, on observe des
systèmes d’entraide et de solidarité qui
protègent les individus d’une trop grande
vulnérabilité. Le squat peut ainsi jouer un
rôle de soupape de
sécurité, et accueillir des populations pour
lesquelles il n'y a pas vraiment de place ailleurs. Par exemple,
à l’image du bidonville des années 1970, il permet aux
immigrés de fraîche date de bénéficier
des apprentissages effectués par ceux qui les ont
précédés. Ou bien encore, il peut constituer
une alternative acceptable à l'internement psychiatrique
pour certains psychotiques.
Légalisation et
pérennité
Les squats représentent un phénomène
européen en pleine expansion, à la suite du
durcissement des conditions d'accès à un logement, et
à l'augmentation parallèle du nombre de logements vacants. Des
villes comme Barcelone ou Genève comptent chacune près
d'une centaine de squats, en renouvellement permanent. En France,
malgré l'existence depuis le 11
octobre 1945 d'une loi dite de réquisition des logements
vides (qui visait à régulariser les squatts de fait
consécutifs à la crise du logement de
l'après-guerre) et la loi
Besson de 1990, l'occupation reste en principe illicite ;
c'est un délit
permanent, ce qui signifie que chaque jour d'occupation
constitue un flagrant délit. Sur requête du
propriétaire, et au terme d'une procédure plus ou
moins longue, il n'est donc pas rare que la police intervienne pour
procéder à l'exclusion des occupants. La question de
la légalisation se pose donc à ceux-ci. À ce
titre, on peut distinguer schématiquement deux factions
parmi eux :
- Les partisans de la légalisation, qui veulent
négocier le droit d'occuper les lieux sur le long terme.
Comme par exemple certains squats d'artistes en France, ils
négocient avec les pouvoirs publics en faisant valoir les
bénéfices culturels et politiques de leur
présence dans le quartier. C'est une solution parfois
viable, puisqu'en Hollande ou en Italie
(centres sociaux), de nombreux squats ont été ainsi
légalisés.
- Les partisans de l'illégalisme, qui sont dans une
logique de confrontation avec l'autorité et refusent toute
négociation. Ils considèrent que les squats
légalisés et leurs habitants participent à la
répression contre les autres squats, moins
« acceptables » et de fait moins
acceptés par les pouvoirs en place (squats politiques, de
sans-papiers, de « pauvres » en
général, etc.).